â Retour au voyage : 2017/11 Londres â
đ¶ « Aladdin » (Prince Edward Theatre)

Aladdin… Un musical signĂ© Disney. Il faut dire que j’ai dĂ©jĂ un bel Ă priori. Moi qui n’aime pas Beauty and the Beast, trouve Lion King mou Ă part deux scĂšnes, … Enfin. On va voir…



Me voici en place et en attente…

Que dire deux heures trente plus tard? Nul? ExagĂ©rĂ©. DĂ©cevant? Oui, au moins. Tout ce que je dĂ©teste? Parfait…
Commençons par dire que ce n’est qu’un avis personnel, non partagĂ© par les 1.700 autres spectateurs, dont ma voisine qui a hurlĂ© aprĂšs chaque chanson.
Mais c’est tout ce que je dĂ©teste dans les musicals (on se serait dit Ă Paris): absence de « book » (« livret » pour les mĂ©crĂ©ants), personnages sans personnalitĂ©, on peut Ă©crire la fin sans avoir vu le dĂ©but, … Allez stop. Rien de bien? Si: dĂ©cors et costumes tape Ă l’Ćil. On ne se fout pas du public Ă ce niveau. On peut mĂȘme parler de dĂ©bauche visuelle, au bon sens du terme! Bob Crowley a signĂ© les dĂ©cors et costumes, avec une Caverne aux merveilles littĂ©ralement couverte dâor.
Lâun des grands «trucs» de la soirĂ©e Ă©tait Ă©videmment le tapis volant de A Whole New World, conçu pour donner rĂ©ellement lâimpression quâAladdin et Jasmine volaient au-dessus de la scĂšne, sans mĂ©canisme apparent. Et signalons que les illusions Ă©taient supervisĂ©es par Jim Steinmeyer.

Ce qui est le plus horripilant, c’est que l’on est dans la mĂ©canique Disney. Comme dans chaque musical, on a les personnages comiques (duo Le Fou & Gaston dans Beauty and the Beast, duo comique Zazuu et Pumbaa dans « Lion King », …). Ici c’est Babkak. On tombe dans le procĂ©dĂ© comique. PathĂ©tique.

Que dire aussi de ces gags rĂ©currents (presqu’autant que les dents cassĂ©es du Fou dans B&B) chaque fois que le gĂ©nie chante une chanson d’un autre musical Disney (B&B, Lion King, …) ou quand les femmes font des rĂ©pliques avec des voix de mecs, et les hommes avec des voix de femmes.
En plus, ils jouent tous de face. On ne fait plus cela depuis les annĂ©es cinquante. Du siĂšcle passĂ©. En plus, j’adore quand Aladdin et Jasmine danse la valse. Belle dramaturgie. C’est ironique…
Une seule chose m’a impressionnĂ©: la lĂ©vitation. Elle se fait devant un ciel Ă©toilĂ©, mais avec une Ă©norme lune dans le fond. on ne voit pourtant aucun cĂąble, vĂ©rin, ou bras de levier. Parfait.

Aurevoir cher Prince Edward Theatre. une chose est sĂ»re, il faudra attendre que tu change d’hĂŽtes avant de me revoir…

Allez, on va se coucher. C’est bien mĂ©ritĂ©. Que c’est beau Londres la nuit… En plus en novembre, c’est dĂ©jĂ NoĂ«l. J’adore.
