â Retour Ă la saison : Saison 2017-2018
đ¶ « 42nd Street » (Drury Lane)

Le spectacle que j’ai le moins envie de voir de ma sĂ©rie… (J’Ă©cris cette phrase avant d’avoir vu le spectacle). Et bien, mĂȘme si tout n’est pas parfait – le livret est trĂšs faible au sens que l’intrigue est minuscule – on en prend plein la figure. J’ai rarement vu un spectacle oĂč l’on est Ă ce point impressionnĂ© de voir plus de quarante artistes danser et chanter ensemble. Car c’est cela qui fascine dans 42nd Street, ce sont les numĂ©ros d’ensemble.
Plein les yeux? Jugez plutĂŽt…
L’ouverture…

La scĂšne du miroir…

La scĂšne de la gare…

Et bien sĂ»r, la scĂšne de l’escalier… Putain, l’escalier !!!!

Que dire? On n’est pas transportĂ© par une Ă©motion incroyable comme dans Big Fish, on n’est pas secouĂ© politiquement comme dans Miss Saigon, on ne rit pas comme dans Legally Blonde. On est simplement Ă©bloui par le talent de cette troupe qui comme un seul homme (ou une seule femme) nous impressionne de sa rigueur.
Une fois encore les décors et costumes sont impressionnants. La lumiÚre aussi.
Quoi de mieux que ce trailer pour s’en rendre compte:
Alors, vraiment pas d’histoire? Si, bien sĂ»r que si…
Ă New York, en 1933, en pleine Grande DĂ©pression, Peggy Sawyer, une jeune danseuse venue de Pennsylvanie, arrive Ă Broadway avec le rĂȘve de monter sur scĂšne. Son talent lui permet dâintĂ©grer la troupe de Pretty Lady, le nouveau spectacle du metteur en scĂšne exigeant Julian Marsh, qui compte sur cette production pour retrouver le succĂšs.
Au fil des rĂ©pĂ©titions, Peggy dĂ©couvre les coulisses du théùtre: le travail acharnĂ©, les amitiĂ©s, les rivalitĂ©s et les caprices de Dorothy Brock, la vedette du spectacle. Mais lorsque Dorothy se blesse Ă la cheville, lâavenir de toute la troupe est menacĂ©. Peggy est alors choisie pour reprendre le rĂŽle principal et doit apprendre en un temps record Ă porter le spectacle sur ses Ă©paules.
Entre numĂ©ros de claquettes spectaculaires et chansons emblĂ©matiques, 42nd Street raconte le passage dâune jeune dĂ©butante Ă une Ă©toile de Broadway. Câest un hommage Ă la persĂ©vĂ©rance, Ă la solidaritĂ© des artistes et Ă tous ceux qui travaillent dans lâombre pour faire vivre la magie de la scĂšne.
Une fois encore, j’ai passĂ© une super aprĂšs-midi. Et c’est lĂ qu’Alain me quitte et repart Ă Bruxelles.
Ajout de relecture: ce que je ne savais pas
Je ne savais pas que c’Ă©tait la derniĂšre fois que j’allais ce Drury Lane lĂ . Je ne savais pas qu’une fois 42nd Street fermĂ©, le Drury Lane serait totalement rĂ©novĂ© pour 60 millions de livres par Andrew Lloyd Webber avec des objectifs majeurs:
- Retrouver la splendeur historique du bùtiment, notamment les salons, foyers et grands escaliers conçus par Benjamin Dean Wyatt pour le théùtre de 1812.
- AmĂ©liorer lâexpĂ©rience des spectateurs: meilleure visibilitĂ©, fauteuils plus larges, davantage de place pour les jambes et meilleure accessibilitĂ©. Environ 250 places seront supprimĂ©es pour gagner en confort.
- Faire vivre le théùtre toute la journĂ©e, grĂące Ă des cafĂ©s, bars, visites et espaces culturels accessibles mĂȘme sans billet de spectacle. Lâambition Ă©tait dâen faire un lieu de rencontre au cĆur de Covent Garden.
Et cette rénovation sera exceptionnelle. A voir dans mes futurs voyages. Et les photos ci-dessous appartiennent donc au monde des souvenirs. La porte de sortie des stalls qui donnait sur le couloir circulaire descendant au bar sous les stalls. Tout cela a disparu.













