đŸŽ¶ « Young Frankenstein » (Garrick Theatre)

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đŸŽ¶ « Young Frankenstein » (Garrick Theatre)

Par Ol de Bulles / Jeu 30 Nov 17 · ⏰ 19:30

Autant le dire tout de suit, ici encore, je me rends Ă  ce spectacle avec un Ă©norme Ă  priori … mais cette fois nĂ©gatif. Ce genre d’humour dĂ©calĂ©, qui a pour seul but d’ĂȘtre dĂ©calĂ©, cela ne me fait pas rire en gĂ©nĂ©ral.

AdaptĂ©e du film de Mel Brooks de 1974, la comĂ©die musicale a Ă©tĂ© créée Ă  Broadway en 2007 avant d’arriver Ă  Londres dans une version remaniĂ©e, officiellement inaugurĂ©e le 10 octobre 2017. Susan Stroman est Ă  la mise en scĂšne et Ă  la chorĂ©graphie de cette nouvelle incarnation.

L’histoire suit Frederick Frankenstein, hĂ©ritier d’un nom encombrant et d’un chĂąteau en Transylvanie, bientĂŽt tentĂ© de reprendre les expĂ©riences de son grand-pĂšre. Mel Brooks signe la musique et les paroles, ainsi que le livret avec Thomas Meehan. Au Garrick, Hadley Fraser incarne Frederick Frankenstein, entourĂ© de Ross Noble en Igor, Lesley Joseph en Frau BlĂŒcher, Summer Strallen en Inga, Dianne Pilkington en Elizabeth et Shuler Hensley dans le rĂŽle de la crĂ©ature. Le cast est de tout haut niveau. En effet, pour donner vie Ă  ce livret insipide, il faut assumer. La palme va, selon moi, Ă  Summer Strallen (Top Hat, Love Never Dies, Drawsy Chaperone, …) dans le rĂŽle de Inga, mĂȘme s’il faut souligner l’abattage de Hadley Fraser dans le rĂŽle de Frankenstein.

Mais dans ce genre d’Ɠuvre, tout repose sur une adhĂ©sion Ă  l’excĂšs: les sous-entendus sexuels, les personnages outrĂ©s, les plaisanteries qui s’accumulent et les numĂ©ros qui rĂ©clament leur salve d’applaudissements. On peut y trouver une joyeuse tradition de music-hall. On peut aussi rester Ă  distance de cette agitation, avec l’impression que le spectacle insiste prĂ©cisĂ©ment lĂ  oĂč il faudrait qu’il surprenne.

C’est un piĂšge particulier de la comĂ©die : lorsque le rire ne vient pas, on en voit tous les prĂ©paratifs. Chaque effet devient visible, chaque relance souligne le gag prĂ©cĂ©dent. La gĂ©nĂ©rositĂ© se transforme alors en lourdeur. Et l’énergie dĂ©ployĂ©e sur scĂšne ne suffit plus Ă  faire oublier la minceur de ce qui relie les numĂ©ros.

Et bien, aucune surprise… Je n’ai pas beaucoup ri. J’ai souri quelques fois. Mais je trouve tout ceci artificiel, fabriquĂ©. On voit les gags arriver.

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