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🎭 « Harry Potter » Part 2 (Palace Theatre)

C’est là que ça me fait vraiment chier… Cette pause de plus de deux heures trente. Alors je sais que, techniquement ils doivent « réarmer tout le spectacle » mais quand même. Cela te fait sortir de l’ambiance, de l’atmosphère, de l’imaginaire…. Et les -2°C n’arrangent rien. On va donc attendre… Attendre ….
En, fait partout dans le monde, s’ils ont presque toujours commencé par la version en deux parties de 5h20, il n’y a plus qu’à Londres qu’elle se joue. Partout ailleurs, c’est du 3h20 entracte compris. C’est quand même 2h de moins. Maintenant la version de Londres a elle-même été adaptée de nombreuses fois.
En fait, quand je suis sorti de cette deuxième partie, j’avais passé un vrai bon moment. Mais sans plus. Tout est parfait, bien entendu. Un petit plus pour la lumière qui permet à la scénographie d’être à ce point efficace, dégageant de vraies zones noires où on peut installer quelque chose tout en jouant de l’autre coté du pas si grand que ça plateau du Palace Theatre. Et bien sûr, tout cela sans qu’on se rende compte qu’on a éteint une partie de la scène pour cela.
Et pourtant, j’écris ce petit texte quelques jours après la vision du spectacle. Et bien c’est quasiment le seul spectacle auquel j’ai pensé tous les jours, où je me posais des questions: « Mais alors, est-ce que ça ne veut pas dire que… » Il y a des tas de choses qui me sont revenues à l’esprit, comme Dumbledore qui est maintenant dans un cadre puisqu’il est mort. Même s’il bouge et fait ces commentaires comme tous les cadres de Poudlard. À un moment, il y a une très belle scène où il discute avec Harry Potter. Et là, je me dis, mais putain, le fils de Harry s’appelle Albus, c’est en hommage à Dumbledore. Et je trouve ça beau.

En fait, je me rends compte que j’ai beaucoup plus aimé ce spectacle que je ne l’ai ressenti au moment même. Il fallait que cela décante. Et je suis certain que, de par la qualité de ma mémoire et de mon âge, je passe à travers de très nombreuses choses. Je suis sûr que je ne connais pas assez bien la saga initiale des 7 Harry Potter que pour en voir toutes les implications 19 ans plus tard. Dans l’acte II, quand le remonteur de temps perturbe tout, rétrogradant Hermione de Ministre de la Magie à une professeur frustrée et bien, on retrouve un peu la jeune pétasse qu’elle pouvait être quand tout n’allait pas comme elle l’avait décidé. Je trouve cela vraiment très chouette que Jack Thorne et J.K. Rowling ont osé briser des barrières, un peu comme Lloyd Webber l’a fait avec Love Never Dies, la suite du The Phantom of the Opera, où il a osé faire de Christian un alcoolique et révélant au milieu du spectacle que l’enfant de 10 ans de Christine, n’est pas celui de Christian, mais bien celui du Fantôme, changeant ainsi profondément l’histoire même de son tube absolu, The Phantom of the Opera. Et bien ici aussi, ils ont osé, faisant du fils de Draco Malfoy, Scorpio un personnage éminemment sympathique; ou en faisant rentrer Albus Potter à Serpentard. Ou bien sûr – et c’est un changement majeur de la version post COVID, qu’elle soit en 1 ou 2 parties, l’amitié entre Scorpio Malfoy et Albus Poetter qui est bien plus qu’une relation d’amitié. En anglais, ils disent pudiquement « a romance ». Et tout est amené d’une manière très intelligente. Le point final est une conversation entre Albus et son père, Harry, à la fin du spectacle. Albus pose alors une question à son père :
ALBUS: Tu sais, n’est-ce pas? Que Scorpio est la personne la plus importante de ma vie. Et qu’il pourrait toujours être le plus important.
Harry regarde son fils. Il sait que c’est important. Il sourit. Il sait.
HARRY: Je sais. Et j’aime ça. En fait, je l’aime beaucoup. Et s’il est la personne la plus importante dans ta vie, alors je dirais que c’est une très bonne chose.
Ça ne choque en tous cas personne, bien au contraire…

Vous remarquerez que je, comme J.K. Rowling le demande, je ne raconte pas la deuxième partie pour ne pas dévoiler tous les rebondissements de l’histoire.
Quoiqu’il en soit, un super spectacle avec une trop longue pause entre ses deux parties… Mais quel bonheur de voir le Choixpeau magique en action, la potion Polyjuice en jeu et la cape d’invisibilité de James Potter maintenant portée par son petit-fils. Et puis de retrouver des personnages classiques comme Mimi Geignarde:
