â Retour au voyage : Londres dĂ©c ’24 – janv ’25
đ¶ « Smartest Giant in Town » (St Martin’s Theatre)

Londres, au théùtre, durant les fĂȘtes, c’est bien sĂ»r les spectacles de toute l’annĂ©e, plus quelques pantomimes Ă grand spectacle (au Palladium entre autres) mais aussi tous des spectacles pour enfants. Et comme tous les théùtres sont occupĂ©s, jouant souvent dĂ©jĂ deux fois (14h30 – 19h30), ils accueillent les spectacles pour enfants en matinĂ©es – le mot n’a jamais aussi bien son nom, car ils se dĂ©roulent Ă 10h30 ou 11h00 ⊠du matin. Des dĂ©cors ou des tabs cachent le dĂ©cor du spectacle du soir. Et cela permet de prĂ©senter des spectacles Ă moindre coĂ»t car ils bĂ©nĂ©ficient de toute la technique – dont le son – du lieu. Cela permet de prĂ©senter de magnifiques spectacles musicaux pour es enfants. Ils se jouent une trentaine de fois dans des salles pleines, soit prĂšs de 700 Ă 1500 spectateurs Ă chaque reprĂ©sentation. Et des mini-spectateurs en nombre.
The Smartest Giant in Town raconte l’histoire d’un gĂ©ant qui vit dans une ville et il ne trouve rien pour s’habiller. Ouvre un magasin grandes tailles et enfin, il ne doit plus vivre en guenilles. Le voilĂ en veston-cravate et il a enfin des chaussures et des chaussettes. Il est le « smartest in town ». MaisâŠ
Il croise une girafe qui a froid vu son long coup. Et qu’est-ce qui peut servir d’Ă©charpe Ă une girafe? Une cravate de gĂ©ant. Et comme la cravate du gĂ©ant sur scĂšne n’est pas assez grande, quand il l’enlĂšve pour la donner Ă la girafe, il la laisse tomber par terre et, quand il la ramasse, il s’agit d’une vraie Ă©charpe gĂ©ante. Cela va devenir un running gag que les enfants vont tous comprendre trĂšs vite. Et rĂ©pĂ©ter en cĆur ce que le gĂ©ant dit systĂ©matiquement: « Oh je suis maladroit ».

Il croise ensuite des souris dont la maison vient de brĂ»ler. Et qu’est qui peut abriter une famille de souris? Les chaussures d’un gĂ©ant.

Et puis sa chemise va servir pour les voiles d’un bouc dont le bateau a traversĂ© une tempĂȘte.

Sa chaussette va servir de sac de couchage Ă un renard. Et ainsi de suite, jusqu’Ă ce qu’il se retrouve en caleçon. Quelle solution lui reste-t-il? Retourner au « magasin grandes tailles ». Mais il est tard et tout est fermĂ©. Devant le magasin, dans un sac poubelle, il retrouve ses guenilles qu’il est trĂšs content d’enfiler. Il n’est plus le « smartest giant in town » mais il a aidĂ© les autres et a maintenant des amis. Car, aprĂšs tout, qu’est-ce que le « paraĂźtre »?
Ce qui est trĂšs bien pensĂ©, c’est Ă©videmment l’interaction avec la salle. Au fur et Ă mesure du spectacle, une chanson se construit Ă chaque rajout ou enlĂšvement d’un Ă©lĂ©ment de costume. Cela commence par quelque chose du type « Je suis le gĂ©ant de la ville et je vis en guenilles ». Puis s’y rajoute « Je suis devenu le plus beau, car j’ai des vĂȘtements chic » puis « Je n’ai plus de cravate mais la girafe a chaud au cou ». Et ainsi de suite avec une chanson qui dure prĂšs d’une minute et que toute la salle, enfants compris, chante en cĆur.
Tout simple? Peut-ĂȘtre, mais tellement bien fait.
Et bien voilĂ un bien beau dĂ©but de journĂ©e⊠Il faut qu’on sorte parce que, dans moins de deux heures, dans ce mĂȘme théùtre se joue la 29.896Ăšme reprĂ©sentation The Mousetrap d’Agatha Christie. Elle se joue depuis le 6 octobre 1952 soit 72 ans. Treize ans avant ma naissance!!!








