Ziegfeld – Autres revues

3.C) Liste non exhaustive des Ćuvres
3.C.1) En un coup d’Ćil
001 – A Parlor Match – Musical
CrĂ©ation: 27/4/1885 – ?? reprĂ©s. – Grand Opera House (Broadway - Etats-Unis)
002 – Mam'selle Napoleon – Musical
CrĂ©ation: 8/12/1903 – ?? reprĂ©s. – Knickerbocker Theatre (Broadway - Etats-Unis)
003 – Higgledy-Piggledy – Musical
CrĂ©ation: 20/10/1904 – 185 reprĂ©s. – Weber's Music Hall (Broadway - Etats-Unis)
004 – A Parisian Model – Musical
CrĂ©ation: 27/11/1906 – 179 reprĂ©s. – Broadway Theatre (1445 Bway) (Broadway - Etats-Unis)
005 – Ziegfeld Follies of 1907 – Musical
CrĂ©ation: 8/7/1907 – 79 reprĂ©s. – Jardin de Paris (Broadway - Etats-Unis)
006 – Ziegfeld Follies of 1908 – Musical
CrĂ©ation: 15/6/1908 – 120 reprĂ©s. – Jardin de Paris (Broadway - Etats-Unis)
007 – Miss Innocence – Musical
CrĂ©ation: 30/11/1908 – 176 reprĂ©s. – New York Theatre (Broadway - Etats-Unis)
008 – Ziegfeld Follies of 1909 – Musical
CrĂ©ation: 14/6/1909 – 64 reprĂ©s. – Jardin de Paris (Broadway - Etats-Unis)
009 – Ziegfeld Follies of 1910 – Musical
CrĂ©ation: 20/6/1910 – 88 reprĂ©s. – Jardin de Paris (Broadway - Etats-Unis)
010 – Ziegfeld Follies of 1911 – Musical
CrĂ©ation: 26/6/1911 – 80 reprĂ©s. – Jardin de Paris (Broadway - Etats-Unis)
011 – Ziegfeld Follies of 1912 – Musical
CrĂ©ation: 21/10/1912 – 88 reprĂ©s. – Loew's New York (Broadway - Etats-Unis)
012 – Ziegfeld Follies of 1913 – Musical
CrĂ©ation: 16/6/1913 – 108 reprĂ©s. – New Amsterdam Theatre (Broadway - Etats-Unis)
013 – Ziegfeld Follies of 1914 – Musical
CrĂ©ation: 1/6/1914 – 112 reprĂ©s. – New Amsterdam Theatre (Broadway - Etats-Unis)
014 – Ziegfeld Follies of 1915 – Musical
CrĂ©ation: 21/6/1915 – 104 reprĂ©s. – New Amsterdam Theatre (Broadway - Etats-Unis)
015 – Ziegfeld Follies of 1916 – Musical
CrĂ©ation: 12/6/1916 – 112 reprĂ©s. – New Amsterdam Theatre (Broadway - Etats-Unis)
016 – Ziegfeld Follies of 1917 – Musical
CrĂ©ation: 12/6/1917 – 111 reprĂ©s. – New Amsterdam Theatre (Broadway - Etats-Unis)
017 – Miss 1917 – Revue
CrĂ©ation: 5/11/1917 – 72 reprĂ©s. – Century Theatre (Broadway - Etats-Unis)
018 – Ziegfeld Follies of 1918 – Musical
CrĂ©ation: 18/6/1918 – 151 reprĂ©s. – New Amsterdam Theatre (Broadway - Etats-Unis)
019 – Ziegfeld Follies of 1919 – Musical
CrĂ©ation: 16/6/1919 – 171 reprĂ©s. – New Amsterdam Theatre (Broadway - Etats-Unis)
020 – Ziegfeld Follies of 1920 – Musical
CrĂ©ation: 22/6/1920 – 123 reprĂ©s. – New Amsterdam Theatre (Broadway - Etats-Unis)
021 – Sally – Musical
CrĂ©ation: 21/12/1920 – 570 reprĂ©s. – New Amsterdam Theatre (Broadway - Etats-Unis)
022 – Ziegfeld Follies of 1921 – Musical
CrĂ©ation: 21/6/1921 – 119 reprĂ©s. – Lunt-Fontanne Theatre (Broadway - Etats-Unis)
023 – Ziegfeld Follies of 1922 – Revue
CrĂ©ation: 5/6/1922 – 424 reprĂ©s. – New Amsterdam Theatre (Broadway - Etats-Unis)
024 – Ziegfeld Follies of 1923 – Revue
CrĂ©ation: 20/10/1923 – 233 reprĂ©s. – New Amsterdam Theatre (Broadway - Etats-Unis)
025 – Kid Boots – Musical
CrĂ©ation: 31/12/1923 – 479 reprĂ©s. – Casino Theatre (Bway) (Broadway - Etats-Unis)
026 – Ziegfeld Follies of 1924 – Musical
CrĂ©ation: 24/6/1924 – 295 reprĂ©s. – New Amsterdam Theatre (Broadway - Etats-Unis)
027 – Ziegfeld Follies of 1925 – Musical
CrĂ©ation: 6/7/1925 – 88 reprĂ©s. – New Amsterdam Theatre (Broadway - Etats-Unis)
028 – Ziegfeld Follies of 1926 – Musical
CrĂ©ation: 24/6/1926 – 108 reprĂ©s. – Lunt-Fontanne Theatre (Broadway - Etats-Unis)
029 – Betsy – Musical
CrĂ©ation: 28/12/1926 – ?? reprĂ©s. – New Amsterdam Theatre (Broadway - Etats-Unis)
030 – Rio Rita – Musical
CrĂ©ation: 2/2/1927 – 494 reprĂ©s. – Ziegfield Theatre (Broadway - Etats-Unis)
031 – Ziegfeld Follies of 1927 – Musical
CrĂ©ation: 16/8/1927 – ?? reprĂ©s. – New Amsterdam Theatre (Broadway - Etats-Unis)
032 – Show Boat – Musical
CrĂ©ation: 27/12/1927 – 572 reprĂ©s. – Ziegfield Theatre (Broadway - Etats-Unis)
033 – Rosalie – Musical
CrĂ©ation: 10/1/1928 – 335 reprĂ©s. – New Amsterdam Theatre (Broadway - Etats-Unis)
034 – Three Musketeers (The) (Friml) – Musical
CrĂ©ation: 13/3/1928 – 318 reprĂ©s. – Lyric Theatre (Broadway - Etats-Unis)
035 – Whoopee! – Musical
CrĂ©ation: 4/12/1928 – 412 reprĂ©s. – New Amsterdam Theatre (Broadway - Etats-Unis)
036 – Show Girl – Musical
CrĂ©ation: 2/7/1929 – 111 reprĂ©s. – Ziegfield Theatre (Broadway - Etats-Unis)
037 – Bitter Sweet – Musical
CrĂ©ation: 12/7/1929 – 697 reprĂ©s. – Her Majesty's Theatre (Londres - Angleterre)
038 – Simple Simon – Musical
CrĂ©ation: 19/2/1930 – 135 reprĂ©s. – Ziegfield Theatre (Broadway - Etats-Unis)
039 – Smiles – Musical
CrĂ©ation: 18/11/1930 – 63 reprĂ©s. – Ziegfield Theatre (Broadway - Etats-Unis)
040 – Ziegfeld Follies of 1931 – Musical
CrĂ©ation: 1/7/1931 – ?? reprĂ©s. – Ziegfield Theatre (Broadway - Etats-Unis)
041 – Hot-Cha! – Musical
CrĂ©ation: 8/3/1932 – 119 reprĂ©s. – Ziegfield Theatre (Broadway - Etats-Unis)
3.C.2) En détail

Musical
Musique: Charles H. Hoyt • Paroles: Charles H. Hoyt • Livret: Charles H. Hoyt • Production originale: Florenz Ziegfeld • 2 versions mentionnĂ©es
Dispo: Résumé GénÚse
GenÚse: Charles H. Hoyt est l'auteur de cette piÚce de théùtre-musical, adaptant la piÚce de vaudeville d'Evans et Hoey "The Book Agent" (qui provenait d'une réplique de Frank Dumont).
Résumé: L'intrigue limitée impliquait deux arnaqueurs qui convainquaient le capitaine William Kidd qu'il était en fait un médium, servant de véhicule pour des chansons et des danses interpolées, qui varieraient au fil du temps et au fur et à mesure que la piÚce voyageait et vieillissait.
Principales versions:

Musical
Musique: Gustav Luders • Paroles: Joseph Herbert • Livret: Joseph Herbert • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo: GénÚse Liste chansons
GenĂšse: Mamâselle Napoleon est une tentative malavisĂ©e du producteur Florenz Ziegfeld de crĂ©er un autre vĂ©hicule pour sa partenaire romantique Anna Held. Joseph W. Herbert a « amĂ©ricanisĂ© » le scĂ©nario de la piĂšce française « Mlle Mars » de Jean Richepin. Herbert a aussi Ă©crit les paroles dâune partition signĂ©e Gustav Luders. Charles Darnton, dans le New York Evening World, a apprĂ©ciĂ© la musique « animĂ©e », et Brooklyn Life a trouvĂ© la partition « mĂ©lodieuse et accrocheuse ». Mais ce dernier journal a notĂ© que, dans lâensemble, le spectacle « dans sa forme actuelle » tenait « moins de lâĆuvre de lâĂ©minent parisien » que de lâadaptation dâHarbert.
Le spectacle a dĂ» sembler grinçant mĂȘme en 1903 et a Ă©tĂ© une dĂ©ception majeure qui nâa tenu lâaffiche que cinq semaines. CâĂ©tait lâune de ces piĂšces « historiques », genre tant apprĂ©ciĂ© dans le monde de lâopĂ©rette. Ici, lâhĂ©roĂŻne fait la tournĂ©e des riches et des puissants. Dans ce cas, lâintrigue est centrĂ©e sur une liaison entre la star de la ComĂ©die-Française Mademoiselle Mars (Held) et NapolĂ©on (Arthur Laurence), mais leur liaison se termine quand il dĂ©couvre quâelle a aussi une liaison avec lâofficier de la Garde ImpĂ©riale Noel Gilot (Frank Rushworth). Malheureusement, lâempereur nâa pas eu droit Ă un moment musical, et le public et lui se sont donc vu refuser un « grand numĂ©ro » (peut-ĂȘtre sur lâordre de « A Hex on My Complex » et de « Pastry and Posterity »).
Principales versions:

Musical
Musique: Maurice Levi • Paroles: Edgar Smith • Livret: Edgar Smith • Production originale: Florenz Ziegfeld • Lew M. Fields • 3 versions mentionnĂ©es
Dispo: Résumé Commentaire GénÚse Liste chansons
Higgledy-Piggledy est une comĂ©die musicale en deux actes avec une musique de Maurice Levi et un livret et des paroles dâEdgar Smith.
GenĂšse: La comĂ©die musicale a Ă©tĂ© produite par Florenz Ziegfeld Jr et Joseph M. Weber, et Ă©crit comme un vĂ©hicule vedette pour la compagne romantique de longue date de Ziegfeld, lâactrice Anna Held, et pour le comĂ©dien vaudevillien Joe Weber qui sâĂ©tait rĂ©cemment sĂ©parĂ© de son partenariat comique avec Lew Fields. Bien que les critiques aient massivement citĂ© lâabsence ressentie de Lew Fields et la difficultĂ© du personnage de Weber Ă faire face Ă cette perte, lâĆuvre a tout de mĂȘme Ă©tĂ© un succĂšs populaire et a Ă©tĂ© bien accueillie en grande partie grĂące Ă lâactrice Marie Dressler qui a donnĂ© une performance de star trĂšs apprĂ©ciĂ©e dans le rĂŽle de Philopena Schnitz qui a propulsĂ© le spectacle Ă travers une sĂ©rie relativement longue Ă Broadway et en tournĂ©e.
La premiĂšre de Higgledy-Piggledy a eu lieu en try-out Ă Rochester, dans lâĂtat de New York, au Lyceum Theatre, le 10 octobre 1904. AprĂšs dâautres reprĂ©sentations en try-out Ă Rochester et Ă Buffalo, lâĆuvre a fait ses dĂ©buts Ă Broadway au Weberâs Music Hall le 20 octobre 1904. SuccĂšs populaire, la comĂ©die musicale a Ă©tĂ© jouĂ©e 185 fois, fermant le 25 mars 1905. Il fit ensuite un US-Tour avec succĂšs avant de retourner au Weber's Music Hall pour dâautres reprĂ©sentations en aoĂ»t et septembre 1905.
LâAldwych Theatre fit venir Dressler dans le West End de Londres pour une mise en scĂšne de lâĆuvre dans ce théùtre en fĂ©vrier et mars 1909.
RĂ©sumĂ©: MĂȘme si Fields est parti, le spectacle suivait la forme familiĂšre du duo Weber & Fields, et nous rencontrons donc un duo fou qui fait le Grand Tour. Weber jouait le riche fabricant de moutarde Adolf Schnitz, accompagnĂ© de Gottlieb Gesler (Harry Morris), le prĂ©sident de lâAmerican Swiss Cheese Sandwich Trust. La fille dâAdolf, qui nâest pas prĂȘte Ă se marier, Philopena (Marie Dressler), est Ă©galement prĂ©sente dans la tournĂ©e, mais le fait quâelle soit lâhĂ©ritiĂšre des millions de papa lui garantira sans doute un voyage vers lâautel. Pendant ce temps, Gottlieb a rencontrĂ© la pĂątissiĂšre parisienne Mimi de Chartreuse (Held), Ă©galement connue sous le nom de «Sainte Patronne de la BohĂšme parisienne», et vous nâavez pas entendu dire que câest probablement aussi la «Sainte patronne des chercheurs dâor».
Le spectacle a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© en deux actes, le premier en Suisse et le second Ă Paris. Environ trois mois aprĂšs lâouverture, la production a Ă©tĂ© radicalement rĂ©visĂ©e. Le premier acte a Ă©tĂ© abandonnĂ© et lâhistoire condensĂ©e en un seul acte qui se dĂ©roule Ă Paris. Le nouveau deuxiĂšme acte de la soirĂ©e est une version burlesque de la comĂ©die populaire de George Ade, The College Widow, ici appelĂ©e The College Widower, avec un livret et des paroles dâEdgar Smith et de la musique de Maurice Levi.
Principales versions:

Musical
Musique: Max Hoffman • Paroles: Harry B. Smith • Livret: Harry B. Smith • Production originale: Florenz Ziegfeld • 2 versions mentionnĂ©es
Dispo: GénÚse Liste chansons
GenÚse: Ce spectacle était un véhicule produit par Florenz Ziegfeld pour sa conjointe - de fait - Anna Held (ils seront en couple non marié pendant la période 1897-1913), et cette production spectaculaire s'est jouée pendant la saison pour un total de 179 représentations. S'en est suivi un National Tour qui est passé deux fois à New York (le 30 septembre 1907, au Grand Opera House pour 8 représentations et le 6 janvier 1908, pour 21 représentations au Broadway Theatre, la théùtre original du musical à New York).
"Brooklyn Life" a dĂ©clarĂ© que le spectacle Ă©tait au sujet de « des vĂȘtements, des vĂȘtements, des vĂȘtements », selon le "New York Times", « les vĂȘtements et le dĂ©cor constituaient une grande partie du spectacle », et Channing Pollock, dans le "Houston Post", a indiquĂ© que la soirĂ©e Ă©tait « une longue dĂ©bauche de filles et de robes, de filles en robes, et de filles â presque â sans robes » et « toute la piĂšce est une glorification des femmes » (une phrase qui a peut-ĂȘtre inspirĂ© Ziegfeld, dont les Folies annuelles ultĂ©rieures ont finalement Ă©tĂ© annoncĂ©es comme « Une institution nationale glorifiant la femme amĂ©ricaine »). Le "New York Sun" a qualifiĂ© la piĂšce de « le plus grand show de filles » et a dit quâun « spectacle plus costumĂ© nâa jamais Ă©tĂ© produit dans ces rĂ©gions », et le "New York Tribune" a fait remarquer que « le public est trĂšs vite absorbĂ© par la problĂ©matique de savoir quel vĂȘtement le chĆur enlĂšverait ensuite. »
Principales versions:

Musical
Musique: *** Divers • Paroles: *** Divers • Livret: *** Divers • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo: Commentaire Liste chansons
The first in the annual series of revues produced by Florenz Ziegfeld.
Principales versions:

Musical
Musique: Maurice Levi • Paroles: Livret: Harry B. Smith • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo: Commentaire Liste chansons

Musical
Musique: Ludwig Englander • Paroles: Harry B. Smith • Livret: Harry B. Smith • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo: GénÚse Liste chansons
GenĂšse: "Miss Innocence" Ă©tait un spectacle que Florenz Ziegfeld a conçu pour sa partenaire romantique Anna Held, et c'est devenu lâun des plus grands succĂšs de la saison avec une premiĂšre sĂ©rie de 176 reprĂ©sentations. Le spectacle fut un vrai Ă©vĂ©nement, et le New York Tribune a rapportĂ© que « la police devait maintenir lâordre dans la file jusqu'au box-office ». AprĂšs la sĂ©rie de Broadway, le spectacle a commencĂ© une tournĂ©e nationale, avant de retourner Ă son domicile original du New York Theatre le 27 septembre 1909, pour un engagement limitĂ© de 16 reprĂ©sentations, puis a repris sa tournĂ©e.
Principales versions:

Musical
Musique: Maurice Levi • Paroles: Harry B. Smith • Livret: Harry B. Smith • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo: Commentaire Liste chansons

Musical
Musique: Irving Berlin • Paroles: Irving Berlin • Livret: Gus Edwards • Harry B. Smith • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo: Commentaire Liste chansons

Musical
Musique: Maurice Levi • Raymond Hubbell • Paroles: George V. Hobart • Livret: George V. Hobart • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo: Commentaire Liste chansons

Musical
Musique: Raymond Hubbell • Paroles: Harry B. Smith • Livret: Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo: Liste chansons

Musical
Musique: Raymond Hubbell • Paroles: Livret: George V. Hobart • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo: Liste chansons

Musical
Musique: Raymond Hubbell • Paroles: Gene Buck • George V. Hobart • Livret: George V. Hobart • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo: Liste chansons

Musical
Musique: Dave Stamper • Louis A. Hirsch • Paroles: Channing Pollock • Gene Buck • Rennold Wolf • Livret: Channing Pollock • Gene Buck • Rennold Wolf • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo: Liste chansons

Musical
Musique: Dave Stamper • Irving Berlin • Jerome Kern • Louis A. Hirsch • Paroles: Gene Buck • George V. Hobart • Livret: Gene Buck • George V. Hobart • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo: Liste chansons

Musical
Musique: Dave Stamper • Raymond Hubbell • Paroles: Gene Buck • George V. Hobart • Livret: Gene Buck • George V. Hobart • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo: Liste chansons

Revue
Musique: Jerome Kern • Victor Herbert • Paroles: Harry B. Smith • Henry Blossom • Otto Harbach • Livret: Guy Bolton • P.G. Wodehouse • Production originale: Charles Dillingham • Florenz Ziegfeld • 0 version mentionnĂ©e
Dispo: GénÚse Liste chansons
En 1916, Charles Dillingham et Florenz Ziegfeld avaient produit "The Century Girl", avec de la musique dâIrving Berlin. MalgrĂ© des critiques lĂ©gĂšrement positives, le spectacle a fermĂ© sans rĂ©cupĂ©rer son investissement. Lors de leur prochaine production, qui devait sâappeler "Miss 1917", ils embauchĂšrent Jerome Kern et Victor Herbert pour composer la partition et Guy Bolton et P.G. Wodehouse pour collaborer Ă la rĂ©daction du livret. Kern et Bolton avaient collaborĂ© aux musicals du Princess Theatre, dont "Very Good Eddie" (1915). Lâhumoriste et dramaturge britannique Wodehouse les a rejoint ensuite pour plusieurs comĂ©dies musicals novateurs, dont "Oh, Boy!" (1917).
GenĂšse: Participation de George Gershwin
Le spectacle est surtout connu aujourdâhui comme lâintroduction de George Gershwin dans le théùtre musical. Pendant les rĂ©pĂ©titions de « Miss 1917 », Gershwin dirige lâorchestre et joue du piano. EmbauchĂ© en octobre 1917, il reçoit 35$ par semaine. Ă mesure que la pĂ©riode de rĂ©pĂ©tition se prolongeait, Gershwin gagnait de plus en plus dâargent.
En travaillant pour ce spectacle, Gershwin et son frĂšre Ira Gershwin se sont liĂ©s dâamitiĂ© avec Herbert et Kern, entrant ainsi "en contact avec certaines des grandes figures de Broadway". Les concerts du dimanche soir organisĂ©s Ă New York par la distribution du spectacle ont dĂšs lors permis Ă Gershwin de prĂ©senter "Thereâs More to a Kiss Than the Sound" et "You-oo, Just You" (de Gershwin, toutes deux avec des paroles dâIrving Caesar). Gershwin a donc commencĂ© Ă travailler Ă Broadway comme pianiste de rĂ©pĂ©tition pour la comĂ©die musicale « Miss 1917 » de Jerome Kern et Victor Herbert. En quelques mois, son talent de compositeur a Ă©tĂ© remarquĂ© par tout le monde dans la troupe et il a rapidement Ă©tĂ© engagĂ© par Harms Music. Son implication avec « Miss 1917 » le porte Ă lâattention du producteur de musique Harry Askins, qui le mentionne Ă son tour Ă Max Dreyfus, "lâun des gĂ©ants de lâĂ©dition musicale"
Production de Broadway en 1917
Les producteurs du spectacle "avaient exigĂ© une mise en scĂšne extrĂȘmement Ă©laborĂ©e pour cette revue", de sorte quâaucun try-out avant Broadway nâa pu avoir lieu, et le spectacle a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© en premiĂšre directement Ă Broadway le 5 novembre 1917, au Century Theatre. La production a Ă©tĂ© mise en scĂšne, dirigĂ©e et supervisĂ©e par Ned Wayburn, avec des chorĂ©graphies dâAdolph Bohm. LâĂ©quipe de crĂ©ation comprenait Ă©galement le scĂ©nographe Joseph Urban, qui a construit une plateau tournant. La conception des costumes a Ă©tĂ© confiĂ©e Ă huit designers, dont Paul Chaflin, Willy Pogany et Max Weldy.
La distribution originale mettait en vedette lâhumoriste Lew Fields, Andrew Tombes et Vivienne Segal. George White, Ann Pennington, Charles King, Bessie McCoy Davis, Bert Savoy, Irene Castle, Marion Davies, Lilyan Tashman et lâĂ©quipe comique Van and Schenck ont Ă©galement participĂ© Ă lâĂ©vĂ©nement. Kern voulait Ă lâorigine que Segal chante "They Didnât Believe Me" dans la revue, mais Dillingham et Herbert ont prĂ©fĂ©rĂ© quâelle chante "Kiss Me Again". Le fait que Segal se soit rangĂ© du cĂŽtĂ© de ces derniers a provoquĂ© de lourdes rĂ©actions. Selon un membre de lâĂ©quipe de production, les rĂ©pĂ©titions techniques ont Ă©tĂ© interrompues plusieurs fois en raison de dĂ©saccords au sujet de la mise en scĂšne et de la chorĂ©graphie; Ă un moment donnĂ©, Kern a cherchĂ© Ă arrĂȘter le spectacle, mais Ziegfeld ne lâa pas voulu.
Le spectacle a reçu des critiques Ă©logieuses. Bien que Castle ait Ă©tĂ© fĂ©licitĂ©e par les spectateurs, elle Ă©tait malheureuse sur scĂšne sans son mari et partenaire de danse habituel Vernon Castle: "Je me suis retrouvĂ©e dĂ©sespĂ©rĂ©ment perdue en solo. Je nâavais aucune formation pour danser seule et je nâaurais jamais dĂ» essayer.» MalgrĂ© ces critiques positives, la revue nâa pas rĂ©ussi Ă attirer un public; au moins pas assez pour payer la somptueuse production. Castle, White et dâautres furent libĂ©rĂ©s par les producteurs et le spectacle a fermĂ© ses portes le 5 janvier 1918, aprĂšs seulement six semaines de reprĂ©sentations.
Et aprĂšsâŠ
Un mois aprĂšs la fermeture de « Miss 1917 » Ă Broadway, le 21 fĂ©vrier 1918, les accessoires utilisĂ©s dans le spectacle ont Ă©tĂ© vendus aux enchĂšres, recueillant 11300 $, selon le New York Times. La plupart des accessoires mis aux enchĂšres ont Ă©tĂ© achetĂ©s par J. J. Shubert. Le lendemain, Sam Harrison du New Amsterdam Theatre a rachetĂ© les droits de production. Un transfert Ă Londres, prĂ©vu pour mars 1920, ainsi quâune tournĂ©e nationale amĂ©ricaine ont dĂ» ĂȘtre annulĂ©s. Selon le New York Times, lâĂ©quipe de crĂ©ation ne permettrait pas Ă Ziegfeld de proposer le spectacle Ă lâĂ©chelle internationale en raison des changements prĂ©vus de mise en scĂšne et dâintrigue par lesquels il espĂ©rait rendre lâhumour plus accessible au public international.
Principales versions:

Musical
Musique: Dave Stamper • Irving Berlin • Louis A. Hirsch • Victor Jacobi • Paroles: Gene Buck • Rennold Wolf • Livret: Gene Buck • Rennold Wolf • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo: Liste chansons

Musical
Musique: Dave Stamper • Gene Buck • Harry Tierney • Irving Berlin • Joseph McCarty • Rennold Wolf • Victor Herbert • Paroles: Livret: Dave Stamper • Gene Buck • Rennold Wolf • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo: Liste chansons

Musical
Musique: Dave Stamper • Gene Buck • Harry Tierney • Irving Berlin • Joseph McCarty • Victor Herbert • Paroles: Dave Stamper • Gene Buck • Harry Tierney • Irving Berlin • Joseph McCarthy • Victor Herbert • Livret: Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo: Liste chansons

Musical
Musique: Jerome Kern • Paroles: Clifford Grey • Livret: Guy Bolton • Production originale: Florenz Ziegfeld • 6 versions mentionnĂ©es
Dispo: Résumé GénÚse Isnpiration Liste chansons
"Sally" a ouvert au New Amsterdam Theatre Ă New York le 21 dĂ©cembre 1920, et, au moment oĂč il a fermĂ© en 1924, si lâon comptabilise les reprises, il Ă©tait devenu la plus longue sĂ©rie de Broadway Ă lâĂ©poque. Ă la fin de la dĂ©cennie, "Sally" se rĂ©vĂ©lerait ĂȘtre parmi les cinq spectacles les plus rentables des annĂ©es â20.
GenÚse: Création
Lâhistoire de la crĂ©ation de "Sally" commence avec lâĂ©quipe de Jerome Kern, Guy Bolton, et P.G. Wodehouse, trois collaborateurs dont les premiers musicals au Princess Theatre montraient quâil Ă©tait possible de crĂ©er des spectacles qui nâavaient pas lâopulence tapageuse des opĂ©rettes de lâĂ©poque.
Suite Ă ce succĂšs, ils furent invitĂ©s par le producteur le plus extravagant de Broadway, Florenz Ziegfeld, Ă Ă©crire un spectacle pour sa star (et pas queâŠ) Marilyn Miller.
Les trois hommes ont concoctĂ© une histoire qui combine lâinnocence de leurs musicals prĂ©cĂ©dents avec la somptuositĂ© de la formule des «Follies». Finalement, Wodehouse sâest retirĂ© du projet et Guy Bolton sâest retrouvĂ© seul responsable du livret. De son cĂŽtĂ©, Jerome Kern semblait totalement indiffĂ©rent Ă la perspective de travailler pour un musical produit par Ziegfeld. Une grande partie de sa partition se borne Ă du recyclage de morceaux de spectacles prĂ©cĂ©dents, y compris "Look for the Silver Lining" et "Whip-poor-will" (avec des paroles de Buddy De Sylva, du flop "Zip Goes a Million"); "The Lorelei" (paroles de Anne Caldwell); et "You Canât Keep a Good Girl Down" et "The Church 'Round the Comer" (paroles de P.G. Wodehouse). Clifford Grey a fourni les paroles des quelques rares nouvelles chansons de la partition.
Ă la demande de Ziegfeld, qui croyait que Kern Ă©tait un compositeur symphonique inexpĂ©rimentĂ©, Victor Herbert a Ă©tĂ© engagĂ© pour Ă©crire la musique Ă "The Butterfly Ballet" dans lâacte trois. Herbert a Ă©galement dirigĂ© le ballet le soir de la premiĂšre.
Le musical a ouvert le 21 dĂ©cembre 1920 au New Amsterdam Theatre de Broadway et sâest jouĂ© durant 570 reprĂ©sentations, ce qui Ă©tait l'une des plus longues sĂ©ries Ă Broadway Ă lâĂ©poque. Au moment de sa fermeture en 1924, en comprenant les âreturn engagementâ, le spectacle se trouve ĂȘtre parmi les cinq plus gros producteurs d'argent des annĂ©es 1920.
Le spectacle ayant Ă©tĂ© conçu dĂšs le dĂ©but comme un vĂ©hicule pour Marilyn Miller, il faut signaler quâelle va passer en quelques jour de «danseuse de 22 ans des Ziegfeld Follies» Ă star. Marilyn Miller continuera Ă ĂȘtre une star Ă Broadway jusqu'Ă sa mort en 1936.
Autres versions
Le musical a Ă©tĂ© créé avec succĂšs en 1921 Ă Londres au Winter Garden Theatre, mettant en vedette les vĂ©tĂ©rans britanniques de la comĂ©die musicale George Grossmith Jr. et Leslie Henson. Cette version sâest jouĂ©e 387 reprĂ©sentations.
Il sâest Ă©galement jouĂ© en 1923 en Australie, produit par la sociĂ©tĂ© J. C. Williamson. Il y eut des reprises Ă Broadway en 1923 (au New Amsterdam Theatre) et en 1948 et des reprises Ă Londres en 1942 (au Prince's Theatre) et en 1952 (Oxford New Theatre).
Adaptations
La premiÚre adaptation cinématographique est un film muet de 1925 mettant en vedette Colleen Moore. Il a été réalisé par Alfred E. Green et produit par le mari de Moore, John McCormick. Le scénario a été adapté par June Mathis.
La version du film musical de 1929 fut en fait le troisiĂšme long mĂ©trage totalement parlĂ© et totalement en couleur de lâhistoire du cinĂ©ma. Il contient trois des chansons de Kern (" Look for the Silver Lining" , "Sally" et "Wild Rose"). Le reste de la musique a Ă©tĂ© créée pour le film par Al Dubin et Joe Burke. Marilyn Miller a Ă©tĂ© embauchĂ©e par les Warner Brothers pour reprendre son rĂŽle de la crĂ©ation moyennant une somme extravagante (apparemment 1.000 $ de l'heure pour un total de 100.000$). Le film a Ă©tĂ© nominĂ© pour un Oscar de la meilleure direction artistique par Jack Okey en 1930.
Sally a été présenté sur « The Railroad Hour » - une célÚbre émission de radio - le 6 avril 1953. L'adaptation radiophonique de 30 minutes mettait en vedette Gordon MacRae et Lucille Norman.
RĂ©sumĂ©: A lâAlley Inn de Greenwich Village, Mme Ten Broek, veuve fortunĂ©e et assistante sociale, accompagne un groupe d'orphelins venus postuler pour travailler Ă la plonge. Le propriĂ©taire de l'auberge choisit Sally Green, mais la fille n'est pas vraiment ravie de son nouveau poste. Seule avec ses camarades, elle avoue ce qu'elle veut vraiment, c'est devenir cĂ©lĂšbre comme, par exemple, Jeanne d'Arc.
Sally rencontre Connie qui, bien que simple serveur, est en réalité le grand-duc exilé Constantin de Czechogovinia. En raison de son rang élevé, Connie sera autorisé à prendre congé le jeudi suivant pour assister à un bal en son honneur donné par le millionnaire Richard Farquar. Par coïncidence, le fils de Farquar, Blair, vient d'entrer dans l'auberge pour organiser le dßner pour la soirée. Attiré par Sally, il essaie de lui remonter le moral en exhortant la jeune fille pauvre à «Look for the Silver Lining», un conseil qu'elle accepte avec ferveur.
Connie, impressionnĂ© par le niveau de danse de Sally, s'arrange pour qu'elle se produise Ă l'auberge. Sont Ă©galement prĂ©sents Otis Hooper, un agent théùtral de Squantamville, dans le Maine, et sa fiancĂ©e, Rosie Rafferty, qu'il envisage d'Ă©pouser dĂšs qu'il gagnera assez d'argent. Ce rĂȘve semble maintenant bien loin car Otis vient d'apprendre que Mme. Nookerova, une cĂ©lĂšbre danseuse de ballet française, ne pourra pas assumer son contrat dans la prochaine fĂȘte organisĂ©e par Farquar. Voir Sally danser donne une idĂ©e Ă Otis: puisque personne ne sait ce Ă quoi Mme. Nookerova ressemble, il fera passer la jeune orpheline pour la ballerine française. Alors que Sally part avec Otis et Rosie pour organiser leur petite tromperie, Blair revient avec ses amis. Parce que tout le monde est curieux de connaĂźtre son dernier amour, le jeune homme avoue ses plans pour extraire Sally de la pauvretĂ© de cette auberge, rĂ©vĂ©lant ainsi son intĂ©rĂȘt pour elle.
Pendant le bal dans la propriĂ©tĂ© Farquar de Long Island, l'hĂŽte, en prĂ©sentant "Mme. Nookerova" Ă la presse, la dĂ©crit comme aussi innocente qu'une primevĂšre (ndlr une fleur). Ce Ă quoi Sally trĂšs Ă©nervĂ©e rĂ©torque: «I am just zee opposite of primrose. Zere is nossing 'prim' about me!» («Je suis juste Ă l'opposĂ© dâune primevĂšre. Il nây a rien de 'prim' Ă propos de moi!») PortĂ©e par la musique, elle rĂ©vĂšle qu'elle est, en fait, une rose sauvage («not a prim and mild rose»).
AprĂšs que Connie ait fait sa grande entrĂ©e, lui et Mme Ten Broek trouvent un coin isolĂ© dans lequel ils peuvent ĂȘtre seuls. RĂ©pondant aux nombreuses interrogations de la dame sur son pays, le grand-duc l'informe de toutes les choses folles et merveilleuses qui se passent "sur les rives du Schnitza-Kommiski". Blair, intriguĂ© par la forte ressemblance physique entre la ballerine française et Sally, se retrouve Ă nouveau amoureux. Lorsquâil voit Sally et Blair ensemble, Otis, l'ami de Rosie et Blair, dĂ©crit Mme. Nookerova comme une Lorelei moderne â ce qui mĂšne directement Ă une chanson sur les anciennes sirĂšnes et modernes. Le succĂšs de Sally Ă©tant apparemment assurĂ©, Otis et Rosie sont enfin en mesure de planifier leur mariage dans la petite Ă©glise "Round the Corner", "juste au-dessus de Madison Square". Mais tout se complique quand Sally convainc Blair qu'elle - c'est-Ă -dire Mme. Nookerova - est une femme mĂ©chante qui a causĂ© la chute de Connie. Au cours de son solo Slavic Dance, Sally est dĂ©noncĂ©e avec colĂšre par Blair; ce qui oblige la fille en larmes Ă admettre sa tromperie.
Une fois de plus, cependant, Otis vient Ă la rescousse. La danse de Sally a tellement impressionnĂ© tout le monde qu'il lui obtient un engagement dans les nouvelles Ziegfeld Follies. Dans le Butterfly Ballet de la Ziegfeld Revue, au milieu de chĆurs de papillons et de papillons de nuit, Sally danse ce qui lui permet de quitter dĂ©finitivement son rĂŽle de papillon pour devenir une star des Ziegfeld Follies Ă part entiĂšre. Dans le final, Sally et Blair, Mme Ten Broek et Connie, et Rosie et Otis prononcent tous leurs vĆux de mariage alors que les cloches de la joie sonnent dans la petite Ă©glise au coin de la rue.
Principales versions:

Musical
Musique: Dave Stamper • Rudolf Friml • Victor Herbert • Paroles: B.G. DeSylva • Gene Buck • Livret: Channing Pollock • Ralph Spence • Willard Mack • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo: Liste chansons

Revue
Musique: Dave Stamper • Louis A. Hirsch • Victor Herbert • Paroles: Gene Buck • Ralph Spence • Ring Lardner • Livret: Gene Buck • Ralph Spence • Ring Lardner • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo: Liste chansons

Revue
Musique: Dave Stamper • Rudolf Friml • Victor Herbert • Paroles: Gene Buck • Livret: Eddie Cantor • Gene Buck • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo:

Musical
Musique: Harry Tierney • Paroles: Joseph McCarthy • Livret: Otto Harbech • William Anthony McGuire • Production originale: Florenz Ziegfeld • 2 versions mentionnĂ©es
Dispo: Résumé GénÚse Liste chansons
Eddie Cantor a jouĂ© dans le rĂŽle-titre de Kid Boots. Il fut lâun des plus grands succĂšs de lâĂ©poque, se jouant prĂšs de 500 reprĂ©sentations Ă Broadway, avant de partir en US Tour de d'ĂȘtre adaptĂ© au cinĂ©ma toujours avec Cantor. Le musical a Ă©tĂ© un vĂ©hicule parfait pour le comĂ©dien et a renforcĂ© son jeu caractĂ©ristique humristique mĂȘlant innocense et bad-boy.
Kid Boots est un musical sur Palm Beach et le Golf !!!
GenĂšse: Le spectacle a eu lieu dans lâun des endroits prĂ©fĂ©rĂ©s de lâĂ©poque, la Floride, et plus prĂ©cisĂ©ment au Everglades Golf Club Ă Palm Beach. Lâintrigue capitalise sur la nouvelle mode nationale pour le golf (avec un clin dâĆil au mahjong, une autre mode nationale) et sur une ingĂ©nue (Mary Eaton), les amateurs de musicals de lâĂ©poque adorant les spectacles construits autour d'une hĂ©roĂŻne.
ConformĂ©ment au vocabulaire du golf, chaque scĂšne Ă©tait reprĂ©sentĂ©e comme un «trou» (premier trou, deuxiĂšme trou, etc.) et il y avait des «coups» dans certaines scĂšnes. Les chansons Ă©taient centrĂ©es autour du golf et du Club lui-mĂȘme (A Day at the Club, If Your Heartâs in the Game, Keep Your Eye on the Ball, On with the Game, Mah-Jong, A Play-Fair Man, Win for Me, Down âRound the 19th Hole) et une foule de chorus girls jouaient les «copains de la sociĂ©té» dont les noms de famille reflĂ©taient les termes du golf et en fait confĂ©raient un tout nouveau sens Ă certains dâentre eux (Miss Driver, Miss Mashie, Miss Fairway, Miss Foursome, et Miss Stroke)
Florenz Ziegfeld a prĂ©sentĂ© une production somptueuse avec une Ă©norme distribution (le dĂ©pliant se vantait dâĂȘtre la «plus grande comĂ©die musicale jamais organisĂ©e»).
Et bien sĂ»r, il y avait des blagues et le jeu de Cantor. Mais les chansons du parolier Joe McCarthy et du compositeur Harry Tierney Ă©taient quelque peu dĂ©cevantes. Il y avait les ballades habituelles, comĂ©die et numĂ©ros de danse, mais aucune chanson n'est devenue un standardâŠ
RĂ©sumĂ©: Le spectacle Ă©tait annoncĂ© comme «Une comĂ©die musicale sur Palm Beach et le Golf». CâĂ©tait une vitrine pour Eddie Cantor qui jouait le maĂźtre des caddies au Everglades Club Ă Palm Beach. Il donne aussi des leçons de golf sur le cĂŽtĂ©, avec des balles truquĂ©es obligeant ses clients Ă suivre plus de leçons. Il est Ă©galement trafiquant et manipulateur. Mais il ne peut pas ĂȘtre virĂ© car il prĂ©tend savoir quelque chose sur tout le monde au club. La chanson la plus cĂ©lĂšbre de ce musical Ă©tait Dinah de Sam M. Lewis, Joe Young et Harry Akst, une chanson ajoutĂ©e en cours de sĂ©rie pour Eddie. La chanson donnera plus tard son nom Ă la chanteuse Dinah Shore, dĂ©couverte par Eddie Cantor en 1940.
Principales versions:

Musical
Musique: Dave Stamper • Dr. Albert Szirmai • Harry Tierney • Raymond Hubbell • Victor Herbert • Paroles: Gene Buck • Joseph McCarthy • Livret: Will Rogers • William Anthony McGuire • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo:

Musical
Musique: Dave Stamper • Raymond Hubbell • Werner Jansen • Paroles: Gene Buck • Livret: Gus Weinberg • J.P. McEvoy • W.C. Fields • Will Rogers • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo:

Musical
Musique: Richard Rodgers • Paroles: Lorenz M. Hart • Livret: Irvin Caesar • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo: Résumé GénÚse Liste chansons
AprĂšs le succĂšs de The Girl Friend (), les deux oeuvres suivantes du duo Rodgers et Hart ouvrent deux nuits consĂ©cutives Ă la fin de dĂ©cembre 1926: Peggy-Ann () (27/12/1926, 333 reprĂ©sentations) et Betsy () (28/12/1926, 39 reprĂ©sentations). La premier Ă©tait un musical frais et ambitieux et est devenu lâun des plus gros succĂšs de l'Ă©quipe mais le second fut un flop rapide qui a tenu l'affiche un peu plus dâun mois seulement.
GenĂšse: Deux musicals, deux crĂ©ations, de Rodgers et Hart ont ouvert leurs portes Ă la fin de dĂ©cembre 1926 Ă un jour dâintervalle. Peggy-Ann () a Ă©tĂ© lâun des plus grands succĂšs du duo mais Betsy () nâĂ©tait la petite amie de personne et a disparu aprĂšs 39 reprĂ©sentations ce qui en fait la deuxiĂšme plus courte sĂ©rie du duo aprĂšs Chee Chee (), une autre hĂ©roĂŻne qui nâa pas intĂ©ressĂ© le public.
Certain avancent que le musical aurait eu besoin dâun Try-Out plus long, et câest surprenant que le producteur Ziegfeld â qui est tout sauf un dĂ©butant â nâait prĂ©vu pour cette production coĂ»teuse une si courte tournĂ©e de Try-Out. La premiĂšre mondiale a eu lieu au National Theatre de Washington, le mardi 21 dĂ©cembre 1926, soit 5 jours avant la soirĂ©e dâouverture de Broadway, le 28 dĂ©cembre â en se rappelant que la premiĂšre de Peggy-Ann des mĂȘmes auteurs sâest dĂ©roulĂ©e le 27 septembre Ă Broadway.
Les mentions du programme concernant le livret et la mise en scĂšne ne sont pas claires, trahissant que clairement le spectacle Ă©tait en difficultĂ©. Le programme du Try-Out Ă Washington a crĂ©ditĂ© Irving Caesar et David Freedman pour le «livret» et Bertram Harrison pour les «dialogues». Mais, cinq jours plus tard Ă Broadway, il nây avait aucun crĂ©dit officiel pour le «livret», de sorte que les «dialogues» ont Ă©tĂ© attribuĂ©s Ă Caesar et Freedman avec des rĂ©visions par William Anthony McGuire (Le nom de Harrison ne paraissait plus dans le programme). Pour la mise en scĂšne, le programme du Try-out crĂ©ditait le chorĂ©graphe Sammy Lee dâun «Mise en scĂšne par», et pour Broadway, McGuire reçut un crĂ©dit de «Mis en scĂšne et rĂ©visĂ© par». Pour Washington, Louis Gress est le directeur musical, mais pour Broadway, il est remplacĂ© par Victor Baravalle.
Presque Ă la derniĂšre minute, Ziegfeld a insĂ©rĂ© une chanson (non Ă©crite par Rodgers et Hart) car Belle Baker estimait que la partition ne lui offrait jusque-lĂ aucune grande chanson Ă dĂ©fendre. Câest comme cela que le Blue Skies dâIrving Berlin est devenu la chanson Ă succĂšs du musical. Cette chanson a traversĂ© le siĂšcle Ă Broadway et a Ă©tĂ© enregistrĂ©e par de trĂšs nombreux artistes. Ătonnement, Baker nâa elle jamais enregistrĂ© cette chanson emblĂ©matique. Rodgers et Hart ne savaient rien de ce rajout jusquâau soir dâouverture, lorsquâils ont vu le programme qui annonçait que Blue Skies avait Ă©tĂ© « spĂ©cialement composĂ©e pour Mlle Belle Baker par M. Irving Berlin ». The Complete Lyrics of Irving Berlin indique que la chanson a Ă©tĂ© Ă©crite vers le 16 dĂ©cembre (Ă peine 5 jours avant lâouverture de Washington et 12 jours avant la premiĂšre Ă New York). Clairement, Ziegfeld et Baker nâont volontairement pas partagĂ© cette information avec Rodgers et Hart (Berlin a peut-ĂȘtre lui supposĂ© que Rodgers et HartĂ©taient au courant de lâajout). The Complete Lyrics of Irving Berlin comprend une version humoristique de Blue Skies (Ă©crite en 1975, auteur inconnu) dans laquelle Rodgers et Hartse plaignent que leur partition a Ă©tĂ© dĂ©tournĂ©e par lâinclusion de la chanson de Berlin.
Le musical Betsy sâest en fait perdu dans le territoire des Variety avec une sĂ©rie de numĂ©ros de spĂ©cialitĂ©s, dont aucun nâavait grand-chose Ă voir avec lâintrigue. En plus de Blue Skies, il y avait deux sĂ©quences musicales pour Borrah Minnevitch et son Harmonica Symphony Orchestra; quatre numĂ©ros de danse; et enfin une parenthĂšse tardive au deuxiĂšme acte pour que Baker puisse interprĂ©ter un medley de ses tubes favoris, y compris le sentimental My Kid.
RĂ©sumĂ©: Lâ histoire est trĂšs tĂ©nue: Mama Kitzel (Pauline Hoffman) dĂ©cide quâaucun de ses enfants ne pourra se marier tant que sa fille aĂźnĂ©e Betsy (la star Belle Baker) nâest pas mariĂ©e. Cela inquiĂšte et irrite ses trois fils Louie (Jimmy Hussey), Joe (Ralph Whitehead) et Moe (Dan Healy), qui sont tous Ă la tĂȘte dâentreprises florissantes (respectivement une boutique de tailleur, un salon de coiffure et un restaurant) et ont de riches amoureuses: Winnie Hill (Madeline Cameron) pour Louie, Flora Dale (Evelyn Law) pour Joe et May Meadow (Barbara Newberry) pour Moe.
En outre, la jeune sĆur de Betsy, Ruth (Bobby Perkins), a elle aussi un amoureux (Archie, jouĂ© par Kearns).
Mais Cupidon intervient⊠Betsy et Archie dĂ©cident de se marier, laissant le reste de leurs frĂšres et sĆurs de Betsy libres de poursuivre leurs intĂ©rĂȘts amoureux.
Principales versions:

Musical
Musique: Harry Tierney • Paroles: Joseph McCarthy • Livret: Fred Thompson • Guy Bolton • Production originale: Florenz Ziegfeld • 4 versions mentionnĂ©es
Dispo: Résumé GénÚse Liste chansons
Rio Rita peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme lâun des derniers, grands, «musicale lĂ©ger» ou «Follies-based». Avec la crĂ©ation de Show Boat () quelques mois plus tard en 1927 â ainsi que lâintroduction subsĂ©quente des musicals de George Gershwin cette annĂ©e-lĂ et au dĂ©but des annĂ©es 1930 â, le musical amĂ©ricain est devenu beaucoup plus une «piĂšce de théùtre musical» extrĂȘmement cohĂ©rente. Cette forme a atteint sa maturitĂ© dans les productions de Rodgers et Hammerstein, en commençant par Oklahoma! () et culminant avec South Pacific ().
GenÚse: Création à Broadway (1928) et Londres (1930)
Le musical a été créé à Broadway le 2 février 1927 au nouveau Ziegfeld Theatre et, aprÚs avoir déménagé au Lyric Theatre puis encore au Majestic Theatre, il a fermé le 7 avril 1928 aprÚs 494 représentations, une trÚs longue série à l'époque.
Le musical est créée dans le West End de Londres le 3 avril 1930 au Prince Edward Theatre, alors récemment inauguré.
Adaptation au cinéma
Le musical a été adapté au cinéma en 1929 avec en vedette Bebe Daniels et John Boles avec le duo Wheeler & Woolsey. Suite au succÚs de ce film, Wheeler & Woolsey ont obtenu d'autres contrats pour jouer dans des comédies.
Un autre film basé sur le musical a été réalisé en 1942.
RĂ©sumĂ©: LSe dĂ©roulant Ă lâĂ©poque contemporaine, Rio Rita prend place dans la ville frontaliĂšre mexicaine de San Lucar, Ă bord du cabaret flottant "The Pirate Ship" sur le Rio Grande, ainsi que sur la rive texane du fleuve.
Le Capitaine Jim Stewart (J. Harold Murray), un Texas Ranger, se rend incognito au Mexique pour traquer un hors-la-loi connu sous le nom de Kinkajou, qui, avec sa bande de banditos, a rĂ©cemment braquĂ© une banque au Texas. Sur place, Jim rencontre et tombe amoureux de Rio Rita (Ethelind Terry), qui ignore que Jim est Ă la poursuite du criminel⊠qui pourrait bien ĂȘtre son propre frĂšre, Roberto (Walter Petrie).
Pendant ce temps, le gĂ©nĂ©ral mexicain Enrique Joselito Esteban (Vincent Serrano) convoite lui aussi Rio Rita. Elle semble un temps lui accorder ses faveurs lorsquâelle rĂ©alise que Jim soupçonne Roberto dâĂȘtre impliquĂ© dans le braquage. Mais tout finit bien lorsque Jim dĂ©masque Esteban, qui se rĂ©vĂšle ĂȘtre le vĂ©ritable Kinkajou et le cerveau des activitĂ©s criminelles du gang. Roberto, quant Ă lui, nâĂ©tait quâun pion innocent dans les machinations dâEsteban et se retrouve ainsi blanchi aux yeux de la loi.
Le musical comportait non pas un, mais deux couples comiques secondaires : 1) Ed Lovett (Robert Woolsey) et Katie Bean (Noel Francis), qui fut autrefois mariĂ©e Ă Chick Bean (Bert Wheeler) / 2) Chick, lui, est maintenant mariĂ© Ă Dolly (Ada May)⊠sauf quâil ne lâest pas vraiment, car son divorce avec Katie (surnommĂ©e "has-Beanie") nâa en rĂ©alitĂ© jamais Ă©tĂ© finalisĂ© !
Par ailleurs, Katie hĂ©rite de trois millions de dollars, et Ed, sincĂšrement amoureux, lui assure quâil lâaurait aimĂ©e mĂȘme si elle nâen avait hĂ©ritĂ© que deuxâŠ
Principales versions:

Musical
Musique: Irving Berlin • Paroles: Irving Berlin • Livret: Eddie Cantor • Harold R. Atteridge • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo:

Musical
Musique: Jerome Kern • Paroles: Oscar Hammerstein II • Livret: Oscar Hammerstein II • Production originale: Florenz Ziegfeld • 27 versions mentionnĂ©es
Dispo: Résumé Synopsis GénÚse Liste chansons
Vidéos:
Show Boat est considéré comme le tournant majeur à Broadway qui a vu le théùtre musical devenir adulte et ouvert la voie à George Gershwin, Cole Porter, Richard Rodgers, Stephen Sondheim, etc. Tous les compositeurs de Broadway ont avoué que Jerome Kern était à la fois leur pÚre spirituel en tant que musicien, et le pÚre fondateur du théùtre musical tel que nous le connaissons encore aujourd'hui.
GenĂšse: Entre 1890 et 1925, la plupart des spectacles musicaux de Broadway Ă©taient soit des revues luxueuses et burlesques, soit des opĂ©rettes de style europĂ©en, soit des histoires miĂšvres de campus universitaires oĂč les Ă©tudiants sâagitent sur des charlestons endiablĂ©s. Le compositeur Jerome Kern, cĂ©lĂšbre mĂ©lodiste, souhaitait rĂ©nover le théùtre musical amĂ©ricain, et cherchait un sujet « sĂ©rieux ». Lisant le roman Ă succĂšs dâEdna Ferber, il eut lâidĂ©e, avec Oscar Hammerstein II, dâen faire une opĂ©rette moderne oĂč la musique et les lyrics seraient vĂ©ritablement imbriquĂ©s Ă lâintrigue, procĂ©dĂ© facilitĂ© par le contexte social oĂč nĂ©gro-spirituals et jazz naissant Ă©taient des Ă©lĂ©ments fondamentaux de lâunivers culturel des esclaves. Le projet, aussitĂŽt connu, fut donnĂ© perdant Ă cause de son audace, et la proposition de Florenz Ziegfeld de produire ce spectacle inhabituel fut la grande surprise de lâannĂ©e. Le triomphe remportĂ© par lâoeuvre fut Ă la mesure du courage quâil avait fallu pour oser monter Ă Broadway un spectacle plutĂŽt sombre et mĂ©lancolique, mais Ă forte charge Ă©motionnelle. Le rĂ©cit parallĂšle de deux destins contraires, lâun ascendant (Magnolia), lâautre descendant (Julie), lâĂ©vocation du racisme latent chez plusieurs protagonistes comme un sentiment inhumain, des mĂ©lodies mĂ©lancoliques prenant racine dans la douleur des esclaves noirs, la nostalgie des moments perdus, le temps qui passe et provoque lâirrĂ©mĂ©diable, la sournoiserie des uns, la bontĂ© des autres, lâamitiĂ© Ă©ternelle entre les deux femmes, autant dâingrĂ©dients qui encore aujourdâhui nous touchent profondĂ©ment et expliquent le succĂšs grandissant de lâoeuvre Ă chacune de ses reprises.
RĂ©sumĂ©: Le bĂąteau-théùtre « Show Boat » accoste dans un port de Louisiane, sur le Mississipi, afin de prĂ©senter son spectacle dont lâattraction majeure est la chanteuse Julie La Verne, objet de toutes les convoitises. Son amant, furieux dâĂȘtre Ă©conduit, la dĂ©nonce alors comme mulĂątresse aux autoritĂ©s locales. Elle ne peut donc se produire sur scĂšne, sous peine de choquer la bourgeoisie blanche sudiste, et est expulsĂ©e de la compagnie avec son mari et partenaire, au grand dĂ©sespoir de la fille des propriĂ©taires du bateau, Magnolia, dont elle est la meilleure amie. Ce contretemps propulse Magnolia sur scĂšne pour la remplacer au pied levĂ©, avec pour partenaire un cĂ©lĂšbre joueur professionnel, Gaylord Ravenal, qui sâest fait embaucher en remplacement du mari expulsĂ©. Le coup de foudre entre Magnolia et Gaylord est le point de dĂ©part dâune saga sentimentale, mĂ©lancolique et mouvementĂ©e qui va voir lâascension et la gloire de Magnolia en tant que grande vedette de la scĂšne, les dĂ©boires de Gaylord en tant que joueur irresponsable et ruinĂ©, et la tragique dĂ©chĂ©ance de Julie La Verne, qui sâeffacera toujours, Ă son insu, au profit de Magnolia, sans jamais la revoirâŠ
Principales versions:

Musical
Musique: George Gershwin • Sigmund Romberg • Paroles: Ira Gershwin • P. G. Wodehouse • Livret: Guy Bolton • William Anthony McGuire • Production originale: Florenz Ziegfeld • 2 versions mentionnĂ©es
Dispo: Résumé Commentaire GénÚse Liste chansons
Lâhistoire est celle dâune princesse dâun pays lointain qui vient en AmĂ©rique et tombe amoureuse dâun lieutenant de West Point. Il a Ă©tĂ© produit pour la premiĂšre fois Ă Broadway en 1928 au New Amsterdam Theatre et adaptĂ© en 1937 au cinĂ©ma avec des chansons de Cole Porter.
GenÚse: Création
Deux mois aprĂšs Funny Face, dont le succĂšs est moindre quâespĂ©rĂ©, Ziegfeld dĂ©cide de produire un nouveau musical, Rosalie (du nom de sa mĂšre). Il a embauchĂ© son auteur prĂ©fĂ©rĂ© William Anthony McGuire pour rĂ©diger le livret. McGuire a basĂ© son histoire sur des faits rĂ©els: le tour du monde accompli par la reine Marie de Roumanie, la princesse Ileana et le prince Nicolas, s'arrĂȘtant Ă West Point, mais aussi sur lâexploit du vol transatlantique de Charles Lindbergh. Le compositeur choisi par Ziegfeld est Sigmund Romberg. Mais ce dernier, en fonction des dĂ©lais trĂšs courts imposĂ©s par le production, prĂ©vient quâil ne parviendra pas Ă livrer toutes les chansons sâil reste le seul compositeur⊠Rien nâimpressionnant Ziegfeld, ce dernier contacte le jeune George Gershwin qui accepte car, selon ses dires, «jâadmire tellement Marilyn Miller (actrice principale et amante de Ziegfeld) et Jack Donahue que jâaimerais tant composer pour eux». Mais Gershwin est dĂ©jĂ sur un autre projet qui se dĂ©cale et il va devoir revenir sur sa promesse. Ziegfeld va ĂȘtre direct et convainquant en lui envoyant un tĂ©lĂ©gramme trĂšs clair: «AprĂšs ta promesse et vu les circonstances, Georges, ne penses-tu pas que tu pourrais composer trois ou quatre chanson pour le musical avec Marilyn Miller et Jack Donahue, que nous pourrions spĂ©cialement annoncer. Marilyn est si impatiente dâavoir une musique de toi Ă chanter et Ă danser, comme tu mâavais promis de le faire.» Gershwin a acceptĂ© de participer au spectacle.
Loin des trois ou quatre chansons demandĂ©es par Ziegfeld, George et Ira en ont prĂ©parĂ© au moins 17 et peut-ĂȘtre 3 ou 4 autres de plus â pas toutes utilisĂ©es, naturellement. Pour au moins huit dâentre elles, Gershwin a retravaillĂ© des airs antĂ©rieurs, remontant jusquâà «When the Mites Go By» (paroles, Clifford Grey) dâun musical non produit, Flying Island (1922), pour devenir le chĆur «When Cadets Parade»; et «Wait a Bit, Susie» de Primrose (1924), avec de nouvelles paroles pour une chanson pour Dick et Rosalie, «Beautiful Gypsy». Il a aussi recyclĂ© ou adaptĂ© des chansons de Lady, Be Good! («The Man I Love»), Oh, Kay! («Show Me the Town ») et Strike Up the Band («Yankee Doodle Rhythm»), ainsi que quatre chansons initialement destinĂ©es Ă Funny Face: «Dance Alone with You» (devenant «Evârybody Knows I Love Someone»), «When the Right One Comes Along» (devenant «Say So!»), «How long has this been going on?» et «Setting-Up Exercices».
George Gershwin et Romberg nâont co-composĂ© que sur une seule chanson «Under the Furlough Moon». Par contre Ira Gershwin et Wodehouse ont co-Ă©crit de nombreuses paroles de chansons.
Try-out Ă Boston
Lors des try-out Ă Boston au Colonial Theater, le 8 dĂ©cembre 1927, Ziegfeld annonçait au public prĂ©sent dâĂȘtre «judicieux avec vos applaudissements car ils nous permettront de mieux savoir ce quâil sâagit de couper avant dâarriver Ă Broadway». Mais le public a applaudi toutes les chansons avec enthousiasme. Une demi-heure de spectacle sera cependant supprimĂ©e.
Création à Broadway
Le musical a Ă©tĂ© créée Ă Broadway au New Amsterdam Theatre le 10 janvier 1928 et sâest jouĂ© durant 335 reprĂ©sentations. Mise en scĂšne par William Anthony McGuire, la distribution met en vedette Marilyn Miller dans le rĂŽle de la princesse, Frank Morgan dans celui de son pĂšre, le roi Cyril, Bobbe Arnst (Mary), Margaret Dale (la reine) et Jack Donahue. Le scĂ©nographe, Joseph Urban, et le costumier, John Harkrider, «ont conçu des tableaux de scĂšne Ă©laborĂ©s allant dâune place publique... Ă une salle de bal de West Point ou Ă une discothĂšque parisienne.» Michel Fokine chorĂ©graphie le ballet du deuxiĂšme acte oĂč il dispose dâun chĆur de ballet de 64 danseurs!!!
La presse est enthousiaste mĂȘme si certains sont un peu ironiques comme Alexander Woolcott dasn World: «There comes a time once in every two or three years when the vast stage of that playhouse [the New Amsterdam] begins to show signs of a deep and familiar agitation. Down in the orchestra pit the violins chitter with excitement and the brasses blare. The spotlights turn white with expectation. Fifty beautiful girls in simple peasant costumes of satin and chiffon rush pellmell onto the stage, all squealing simple peasant outcries of âHere she comes!â Fifty hussars in a fatigue uniform of ivory white and tomato bisque march on in column [s/c] of fours and kneel to express an emotion too strong for words. The lights swing to the gateway at the back and settle there. The house holds its breath. And on walks Marilyn Miller.»
Autres productions
Malgré son succÚs originel, le musical Rosalie, à l'exception de quelques représentations dans de petites compagnies, n'a jamais été jouée à nouveau.
Adaptation au cinéma
En 1930, la MGM a engagĂ© Wodehouse pour adapter Rosalie au cinĂ©ma pour le rĂ©alisateur Marion Davies, mais le projet est finalement abandonnĂ©, en partie Ă cause de lâintĂ©rĂȘt dĂ©clinant pour les musicals, mais aussi peut-ĂȘtre Ă cause de lâindiffĂ©rence de Davies pour lâĆuvre. En 1936, aprĂšs que le retour des films musicaux Ă la mode, le studio a de nouveau souscrit aux services de Wodehouse pour prĂ©parer une adaptation cinĂ©matographique. Le premier auteur, William McGuire, maintenant producteur du film, finira par réécrire lui-mĂȘme le scĂ©nario. La MGM a commandĂ© une nouvelle partition Ă Cole Porter, ce qui semble totalement inexplicable: mettre des chansons de Gershwin Ă la poubelle!
RĂ©alisĂ© par W. S. Van Dyke, Rosalie (1937) met en vedette Nelson Eddy et Eleanor Powell avec Frank Morgan recrĂ©ant son rĂŽle de Broadway, et Ray Bolger dans le rĂŽle de Donahue. Lâhistoire est restĂ©e trĂšs proche de la version de Broadway, reprenant une partie du dialogue original.
Résumé: Acte I
Le musical ouvre sur une grande place devant le palais royal dans le pays fictif de Romanza. La foule se rassemble pour attendre l'arrivĂ©e dâun hĂ©ros, le lieutenant aviateur Richard (Dick) Fay, un cadet de West Point («Here They Are»), qui vient rendre visite Ă une fille qu'il a rencontrĂ©e Ă Paris. Parmi la foule se trouvent deux AmĂ©ricains, l'ancien champion de boxe Michael O'Brien et sa fille, Mary qui attend elle son petit ami Bill, Ă©galement cadet de West Point et ami proche de Dick. Mary est persuadĂ©e que Bill escortait le lieutenant Dick Fay lors de son vol hĂ©roĂŻque («Show Me The Town»).
Le Royaume de Romanza a pour roi Cyril de Romanza, un coureur de jupons. Son royaume est en grandes difficultĂ©s financiĂšres. Il tente lors d'une visite aux Ătats-Unis dâobtenir un prĂȘt pour son pays et sa femme projette de marier leur fille, la Princesse Rosalie avec le capitaine Carl Rabisco, fils du riche prince Rabisco et ami de la famille royale. Mais personne ne sait que notre hĂ©ros aviateur, Dick, vient en fait rejoindre Rosalie, dont il ne connaĂźt pas lui-mĂȘme la condition de Princesse de Romanza!
Lorsque Dick et Rosalie se rencontrent, ils se rendent compte qu'ils sont amoureux («Say So!»), mais quand Dick découvre qu'elle est une Princesse, il entre dans une terrible colÚre.
Tout ce petit monde se rend aux Ătats-Unis. Pendant ce voyage en mer sur le SS Isle de France, Rosalie et Bill se lient dâamitiĂ© («Let Me Be a Friend to You»). Dick a entre-temps Ă©tĂ© promu capitaine («West Point Bugle»).
Sur la terrasse de West Point, les cadets saluent la fĂȘte royale («West Point March»). Dick et Rosalie ont dĂ©passĂ© le malentendu liĂ© Ă la condition de Princesse de Rosalie et vivent un parfait amour («Oh Gee!-Oh Joy!»). Mais lorsque Dick rencontre la reine, les choses se passent trĂšs mal. Rosalie accepte les ordres de sa m Ăšre d'Ă©pouser le capitaine Carl afin dâĂ©viter toute condamnation («Kingdom of Dreams»). Afin dâĂ©viter tout risque inutile, pendant la prĂ©paration du mariage entre Carl et Rosalie, la reine dĂ©cide que Rosalie restera sur le bateau pendant le reste de leur sĂ©jour Ă West Point.
Acte II
Lors d'un bal Ă West Point («Opening Valse»), lâautre couple-vedette de ce musical, Mary et Bill, se chamaille Ă propos de la musique amĂ©ricaine («New York Serenade») que Mary adore. Pendant ce temps, le roi Cyril de Romanza en profite pour flirter avec diffĂ©rentes femmes («The King Can Do No Wrong»). Mary et Bill rĂšglent leur dĂ©saccord sur la musique («Ev'rybody Knows I Love Somebody»).
Rosalie, aidĂ©e de Bill, quitte sa retraite forcĂ©e sur le bateau et rejoint la salle de bal, dĂ©guisĂ©e en cadet («Follow the Drum»). Tous ses Ă©vĂ©nements poussent Mary, isolĂ©e, Ă rĂ©flĂ©chir sur la nature et la vĂ©racitĂ© des sentiments quâelle a pour Bill («How Long Has This Been Going On?»).
Rosalie, toujours en cadet, se réfugie dans la chambre de Bill. Dick et Rosalie se rendent compte que tant que Rosalie aura des obligations royales, leur relation sera impossible.
Bill va leur donner un conseil pour le moins audacieux: retourner tous les deux à Romanza et tenter de lancer une révolution pour forcer le roi Cyril à abdiquer, ce qui libérerait Rosalie de facto de ses fonctions royales. La révolution échoue et les deux sont exilés à Paris.
Au « Ex-Kingsâ Club » Ă Paris, dâanciens monarques europĂ©ens se rassemblent ( «At the Ex-Kingsâ Club» ou «Thoâ Today We Are Flunkeys Simply»). Rosalie et un corps de ballet se produisent et divertissent lâassemblĂ©e («The ballet of flowers»).
Coup de théùtre : le Roi Cyril annonce avec joie son abdication et autorise les fiançailles de Dick et Rosalie (« Finale »).
Principales versions:

Musical
Musique: Rudolf Friml • Paroles: Clifford Grey • P. G. Wodehouse • Livret: William Anthony McGuire • Production originale: Florenz Ziegfeld • 3 versions mentionnĂ©es
Dispo: Résumé GénÚse Liste chansons
Un musical à succÚs basé sur le roman "Les Trois Mousquetaires" d'Alexandre Dumas.
GenĂšse: 1928 - BroadwayAlors que la belle saison 1928-1929 avançait, un autre musical allait se rajouter au nombre dĂ©jĂ important de succĂšs. Le «The Three Musketeers» de Rudolf Friml Ă©tait aussi un Ă©lĂ©ment de plus que le compositeur rajoutait Ă sa sĂ©rie de succĂšs romantiques dont «The Vagabond King» (1926). Il avait choisi Dennis pour jouer DâArtagnan qui fut le Roi Vagabond dans le musical dont nous venons de parler mais aussi lâacteur-vedette de son «Rose-Marie» (1927). La partition de «The Three Musketeers» nâa dĂ©livrĂ© aucune chanson qui soit devenu un classique, mais il sâagit dâune bonne musique solide dans la tradition des opĂ©rettes de lâĂ©poque (une chanson de marche, une chanson Ă boire et de nombreuses ballades). Ce fut aussi le dernier succĂšs de Friml Broadway. Plus tĂŽt dans la saison, dĂ©jĂ , «The White Eagle» nâavait tenu lâaffiche que quelques semaines (48 reprĂ©s.), et ses deux derniers musicals eurent de trĂšs courtes sĂ©ries: 21 reprĂ©sentations pour «Luana» () (1930) et 25 reprĂ©sentations pour «Music Hath Charms» () (1934).
Pour le producteur Florenz Ziegfeld, ce musical est son cinquiĂšme succĂšs dâaffilĂ©e. Au cours de la saison prĂ©cĂ©dente, «Rio Rita» avait Ă©tĂ© créée (494 reprĂ©sentations) puis, au dĂ©but de la saison 1927-1928, il prĂ©senta lâĂ©dition 1927 des Ziegfeld Follies () (qui mettait en vedette Eddie Cantor, Cliff Edwards, et Ruth Etting et a prĂ©sentĂ© le «Shaking the Blues Away» dâIrving Berlin), «Show Boat» () et «Rosalie» (). Le blockbuster «Whoopee» () suivra plus tard dans lâannĂ©e.
A la crĂ©ation, «The Three Musketeers» proposait des dĂ©cors somptueux de Joseph Urban, la majoritĂ© des costumes Ă©taient de John W. Harkrider, et la vedette fĂ©minine Ă©tait Vivienne Segal (Constance Bonacieux), poursuivant ici son remarquable palmarĂšs de crĂ©ations de rĂŽles majeurs dans les opĂ©rettes et musicals dâimportants paroliers et compositeurs.
1930 - LondresDeninis King, qui avait créé le rÎle de D'Artagan à Broadway, a repris son rÎle à Londres en 1930 au Theatre Royal Drury Lane. Le spectacle s'est joué durant 272 représentations.
1984 - BroadwayUn revival a ouvert le 11 Novembre 1984, au Broadway Theatre, pour 9 reprĂ©sentations, un terrible flop. Tout fut confus: Tom O'Horgan Ă©tait le metteur en scĂšne mais abandonna son poste quelques jours avant la premiĂšre, le cĂ©dant Ă Joe Layton. LâĂ©chec a Ă©tĂ© terrible, malgrĂ© une trĂšs belle distribution: Michael Praed (DâArtagnan), Liz Callaway (Constance), Chuck Wagner (Athos), Brent Spiner (Aramis), Ron Taylor (Porthos), Ed Dixon, Joseph Kolinsky, Marianne Tatum, et Viva Salno. La production a conservĂ© sept chansons de lâoriginal, «All for One and One for All», «My Sword (and I)» (qui avait Ă©tĂ© supprimĂ©e lors de la crĂ©ation originale de Broadway), «(My) Dreams», «(March of the) Musketeers», «Gossips», «Ma Belle» et «Gascony» (rajoutĂ©e lors de la sĂ©rie originale de Broadway). «Only a Rose» de «The Vagabond King» a Ă©tĂ© ajoutĂ©e. Les sources musicales pour dâautres chansons utilisĂ©es dans le revival ne sont pas claires.
RĂ©sumĂ©: Au dĂ©but du XVIIe siĂšcle en France, le pauvre mais trĂšs viril dâArtagnan se rend Ă Paris pour rejoindre les Mousquetaires (les gardes du corps du roi). Il rencontre et tombe amoureux de Lady Constance Bonacieux, une dame dâhonneur de la reine Anne. Pendant ce temps, le cardinal Richelieu apprend que la Reine a donnĂ© au duc de Buckingham, en gage de son amour, une broche avec des diamants qui Ă©tait un cadeau du Roi. Richelieu suggĂšre au Roi de demander Ă la reine de la porter lors dâun gala royal prĂ©vu. Richelieu envoie le Comte de Rochefort et Milady de Winter Ă Londres pour rĂ©cupĂ©rer le joyau quâil prĂ©voit de dĂ©voiler lui-mĂȘme lors du gala afin de rĂ©vĂ©ler que la Reine a Ă©tĂ© infidĂšle au Roi.
La Reine demande Ă sa dame dâhonneur, Constance Bonacieux, dâimpliquer les mousquetaires dans la rĂ©cupĂ©ration du bijou afin quâelle puisse dĂ©jouer le complot. Mais quand les mousquetaires arrivent Ă Londres, il est trop tard: Lady de Winter est arrivĂ©e en premier. DâArtagnan utilise ses charmes sur Milady de Winter pour lui voler le prĂ©cieux bijou. AprĂšs un combat Ă lâĂ©pĂ©e, les mousquetaires tuent le Comte de Rochefort et retournent Ă Paris juste Ă temps pour apporter le bijou pour le gala. Le Roi Louis le fixe Ă lâĂ©paule de la Reine comme il lâa fait lorsquâil lui a donnĂ© pour la premiĂšre fois.
Principales versions:

Musical
Musique: Walter Donaldson • Paroles: Gus Kahn • Livret: William Anthony McGuire • Production originale: Florenz Ziegfeld • 3 versions mentionnĂ©es
Dispo: Résumé GénÚse Liste chansons
Le Whoopee de Ziegfeld fut lâun des carnavals les plus joyeux de lâĂ©poque, une production somptueuse qui prĂ©sentait une partition mĂ©lodieuse et percutante du parolier Gus Kahn et du compositeur Walter Donaldson (Love Me or Leave Me, Iâm Bringing a Red, Red Rose et la presque chanson-titre Makinâ Whoopee) et une performance impressionante dâEddie Cantor en tant que lâhypocondriaque lĂ©gĂšrement effĂ©minĂ© et nerveux Henry Williams. AprĂšs avoir jouĂ© pour 255 reprĂ©sentations, le musical a fait une pause par temps chaud pendant quelques semaines, puis a repris pour 157 autres reprĂ©sentations, pour un total de 412 reprĂ©sentations.
GenÚse: Création à Broadway
Whoopee! a ouvert à Broadway au New Amsterdam Theatre le 4 décembre 1928 et a fermé le 23 novembre 1929 aprÚs 407 représentations. Il a été produit par Florenz Ziegfeld, mis en scÚne par Seymour Felix, avec un livret de William Anthony McGuire. Le musicale met en vedette Eddie Cantor dans le rÎle de Henry Williams, Ruth Etting dans celui de Leslie Daw, Frances Upton dans celui de Sally Morgan, Jack Rutherford dans celui de Bob Wells, Paul Gregory dans celui de Wanenis, Ethel Shutta dans celui de Mary (en remplacement de Ruby Keeler), et met en vedette Buddy Ebsen et Paulette Goddard dans le choeur.
Adaptation au cinéma
Whoopee! a Ă©tĂ© adaptĂ© au cinĂ©ma en 1930. Bien que lâintrigue ait suivi de prĂšs la version de scĂšne, une grande partie de la musique a Ă©tĂ© changĂ©e.
RĂ©sumĂ©: Henry se rend en Californie pour une cure de repos dans un ranch et doit faire face Ă des cow-boys, des Indiens, des gangsters, et Ă son infirmiĂšre Mary Custer (Ethel Shutta). La fille locale Sally Morgan (Frances Upton) est courtisĂ©e par deux hommes, le shĂ©rif Bob (John Rutherford) et lâindien Wanenis (Paul Gregory), et bien quâelle soit fiancĂ©e Ă Bob, elle aime vraiment ce dernier.
Elle fait croire Ă Henry quâelle veut rencontrer Bob dans une ville voisine et le persuade de lây conduire, mais elle prĂ©voit secrĂštement de rencontrer Wanenis. Elle doit user de ce stratagĂšme de par les origines indiennes de Wanenis. Quand Bob dĂ©couvre que Sally et Henry ont disparu, il suppose qu'il sont amoureux et part Ă leur poursuite.
Mais tout finit bien, sauf pour Bob, qui ne se mariera pas avec Sally. Sinon, Sally et Wanenis se marient, tout comme Henry et Mary.
Mais, Ă©poque oblige, on apprend que la romance interraciale entre Sally et Wanenis est moins audacieuse quâil nây paraĂźt car nous dĂ©couvrons que Wanenis est en fait un «vrai californien pure souche»: bĂ©bĂ©, il a Ă©tĂ© trouvĂ© et adoptĂ© par une tribu indienneâŠ
Principales versions:

Musical
Musique: George Gershwin • Paroles: Gus Kahn • Ira Gershwin • Livret: William Anthony McGuire • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo: Résumé Commentaire GénÚse Liste chansons
Les Gershwins travaillaient dur sur un musical appelĂ© East is West lorsque le producteur Florenz Ziegfeld a brusquement annulĂ© le projet et lâa remplacĂ© par cette adaptation du roman de J. P. McEvoy Show Girl.
Ils ont eu besoin de lâaide de Gus Kahn comme parolier, parce que George et Ira Ă©taient confrontĂ©s Ă des dĂ©lais de crĂ©ation excessivement courts mais aussi Ă un livret terriblement incomplet.
Le point culminant de Show Girl sâest produit lors des try-out Ă Boston quand Al Jolson assis dans le public a chantĂ© avec Ruby Keeler â la first lady du show et sa nouvelle Ă©pouse â la chanson Liza. Il a continuĂ© Ă faire cela tous les soirs durant les premiĂšres semaines du spectacle de New York.
LâĂ©chec financier de Show Girl a conduit Ziegfeld Ă cesser de payer les droits des Gershwin; ils se sont plaints et Ziegfeld a contre-attaquĂ© en affirmant que George et Ira nâavaient pas livrĂ© un spectacle Ă succĂšs.
Le krach boursier Ă venir mettrait en grande partie fin Ă la carriĂšre de The Great Ziegfeld.
GenĂšse: Selon Variety, Ziegfeld a jetĂ© 150.000 $ dans la production de Show Girl, mais ce spectacle infaillible nâa pourtant pas Ă©tĂ© un succĂšs et a quittĂ© lâaffiche en trois mois, malgrĂ© les rumeurs quâavant son ouverture il avait dĂ©jĂ 20 semaines de reprĂ©sentations sold-out. Et pourtant, il y a avait les somptueux dĂ©cors de Joseph Urban et costumes de John W. Harkrider, la musique Ă©tait signĂ©e George Gershwin, les paroles ont Ă©tĂ© Ă©crites conjointement par Ira Gershwin et Gus Kahn, les danses ont Ă©tĂ© conçues par Bobby Connolly et le livret Ă©tait de William Anthony McGuire, qui avait Ă©crit ceux des hits de Ziegfeld The Three Musketeers () et Whoopee! ().
Et la star du show Ă©tait la nouvelle Mme Al Jolson, autrement connue sous le nom de Ruby Keeler et Ruby Keeler Jolson (elle et Jolson sâĂ©taient mariĂ©s prĂšs dâun an plus tĂŽt, en septembre 1928, et divorceront en 1940). Elle avait laissĂ© une impression favorable auprĂšs des critiques et du public dans ses quatre apparitions antĂ©rieures Ă Broadway dans les chĆurs ou mĂȘme en vedette, et souvent en tant que danseuse principale («The Rise of Rosie OâReilly», «Bye Bye», «Bonnie», «Lucky», et «Sidewalks of New York»), et Ziegfeld a voulu avec ce musical faire dâelle la prochaine reine de la comĂ©die musicale Ă Broadway. Mais cela nâa pas tout Ă fait fonctionnĂ© de cette façon: les avis Ă©taient mitigĂ©s Ă froids et elle a quittĂ© le spectacle trois semaines aprĂšs son ouverture (pour des raisons mĂ©dicales non prĂ©cisĂ©esâŠ). Elle nâest revenue Ă Broadway que quarante-deux ans plus tard quand elle a triomphĂ© en 1971 dans le revival Ă succĂšs de No, No, Nanette de Vincent Youmans.
Le cast de Show Girl comprenait Ă©galement les populaires Lou Clayton, Eddie Jackson, et Jimmie Durante â ils triomphaient avec leurs numĂ©ros comiques dans les night-clubs â mais on tretoruvait aussi dans la distribution Nick Lucas, Eddie Foy Jr., Frank McHugh, Harriet Hoctor, Barbara Newberry, Joseph Macaulay et Doris Carson. Outre lâorchestre dans la fosse, on retrouvait sur scĂšne rien de moins que Duke Ellington et son Cotton Club Orchestra. Et pour couronner le tout, la piĂšce orchestrale de Gershwin An American in Paris a Ă©tĂ© transformĂ©e en un somptueux ballet (ici intitulĂ© American in ParisâBlues Ballet).
Mais tout cet amoncellement trĂšs impressionnant nâa jamais dĂ©collĂ© et a disparu en trois mois. Il a ouvert le 2 juillet, et quand Keeler sâest retirĂ©e de la production le 27 juillet, le musical a perdu la vedette sur lequel toute la publicitĂ© du show avait Ă©tĂ© construite. Le New York Times avait rapportĂ© quâen raison de problĂšmes de santĂ©, Keeler serait remplacĂ© par Dorothy Stone (qui avait assistĂ© au show depuis le public pour la soirĂ©e dâouverture quelques semaines plus tĂŽt), mais resterait dans la production jusquâĂ ce que Stone soit prĂȘte Ă assumer le rĂŽle. Cependant, un article du 30 juillet dans le New York Daily News indiquait que Keeler sâĂ©tait effondrĂ©e dans sa loge avant le spectacle du samedi soir, le 27 juillet, et quâelle avait Ă©tĂ© admise Ă lâhĂŽpital pour une opĂ©ration «nĂ©cessaire pour lui sauver la vie». Doris Carson, qui Ă©tait aussi lâunderstudy de Keeler, jouerait le rĂŽle jusquâĂ ce que Stone soit prĂȘte Ă intervenir. Le 2 aoĂ»t, le Times a dĂ©clarĂ© que lâopĂ©ration de Keeler avait eu lieu le 1er aoĂ»t, le jour mĂȘme oĂč Stone Ă©tait arrivĂ©e Ă New York pour commencer les rĂ©pĂ©titions.
Les critiques Ă©taient assez bonnes, mais les lecteurs exigeants pouvaient lire entre les lignes et dĂ©duire que Show Girl nâĂ©tait pas le spectacle de lâannĂ©e et nâallait pas rejoindre les blockbusters apprĂ©ciĂ©s de Ziegfeld: Sally (), Kid Boots (), Rio Rita (), Show Boat (), Rosalie (), The Three Musketeers () et Whoopee! (). Les critiques ont Ă©tĂ© particuliĂšrement déçus par la partition la moins impressionnante de Gershwin, bien que les morceaux Liza et Do What You Do! aient Ă©tĂ© mentionnĂ©s favorablement. Mais aucune des chansons nâa jamais Ă©tĂ© un succĂšs, et il Ă©tait rĂ©vĂ©lateur que les cinq chansons du spectacle pour Durante, Clayton et Jackson nâĂ©taient pas de Gershwin mais de ⊠Durante. En outre, Time a rapportĂ© que la partition comprenait en plus deux autres chansons de Durante, qui nâĂ©taient mĂȘme pas rĂ©pertoriĂ©es dans les programmes de Show Girl: Shades, Yellow Shades for the Window et Who Will Be with You When Iâm Far Away?.
Le spectacle a subi une rĂ©vision drastique aprĂšs lâouverture. Cinq numĂ©ros ont Ă©tĂ© supprimĂ©s: le numĂ©ro des Albertina Rasch Dancers, How Could I Forget? (tous deux faisant partie du segment Magnolias), Lolita, My Love, Spain et Follow the Minstrel Band et quand Lucas a quittĂ© le spectacle, son numĂ©ro a Ă©tĂ© coupĂ©. Mississippi Dry a Ă©tĂ© ajoutĂ© pour la scĂšne Magnolias oĂč il a Ă©tĂ© interprĂ©tĂ© par Duke Ellington et Son Cotton Club Orchestra et les Jubilee Singers (qui a rejoint la distribution lorsque la chanson a Ă©tĂ© rajoutĂ©e). Comme indiquĂ©, Keeler a quittĂ© la sĂ©rie aprĂšs environ trois semaines, tout comme Lucas.
RĂ©sumĂ©: Lâintrigue tournait autour de Dixie Dugan (Keeler), qui ne rĂȘvait que dâune chose: ĂȘtre une star de la scĂšne. Lâhistoire commençait par une scĂšne dâune comĂ©die musicale rĂ©cente (imaginaire) de Ziegfeld appelĂ©e Magnolias, qui se dĂ©roule dans le Vieux Sud de la Virginie en 1863 oĂč lâon dĂ©couvre Durante dans un rĂŽle blackface, Sombre Eyes. Ă partir de lĂ , nous suivons les progrĂšs de Dixie depuis le New Jersey, Brooklyn et Manhattan (y compris un arrĂȘt au Club Caprice) jusquâĂ la magnifique scĂšne du Théùtre Ziegfeld et la production des Follies oĂč elle devient une star (câest pendant les sĂ©quences de Follies que lâon retrouve un ballet sur An American in Paris de Gerhwin et un numĂ©ro de Minstrel). En parallĂšle, quand Dixie nâest pas occupĂ©e Ă percer dans le show-business, elle est poursuivie par un trio dâhommes, dont Jimmy Doyle (McHugh), qui finira par gagner sa main.
Principales versions:

Musical
Musique: NoĂ«l Coward • Paroles: NoĂ«l Coward • Livret: NoĂ«l Coward • Production originale: Florenz Ziegfeld • 6 versions mentionnĂ©es
Dispo: Résumé GénÚse Liste chansons
Ce fut la plus grande rĂ©ussite du théùtre musical de NoĂ«l Coward. AchevĂ© en 1929, le producteur Charles B. Cochran a prĂ©sentĂ© le spectacle au Palace Theatre de Manchester pour un Try-Out de 2 semaines. Par la suite, il l'a transfĂ©rĂ© dans l'un de ses plus prestigieux théùtres londoniens, le His Majesty's Theatre de Londres, oĂč il est restĂ© Ă l'affiche pendant 697 reprĂ©sentations. Il est ensuite parti dans un court UK Tour avant de revenir pour une courte sĂ©rie londonienne au Lyceum Theatre en avril 1931. Aux Ătats-Unis, aprĂšs un Try-Out Ă Boston, il s'est jouĂ© 159 reprĂ©sentations au Ziegfeld Theatre de New York dĂ©mĂ©nageant en mai 1934 au Shuberts Theatre.
GenĂšse: La piĂšce a Ă©tĂ© créée en 1929 au Her Majestyâs Theatre de Londres avec succĂšs : elle a Ă©tĂ© jouĂ©e pour une longue sĂ©rie de 967 reprĂ©sentations. Il y a eu une trĂšs brĂšve production Ă Broadway la mĂȘme annĂ©e, mais ici ce fut un flop produit par Ziegeld.
Manquant des cĂ©lĂšbres dialogues cowardiens, Bitter Sweet contient nĂ©anmoins quelques-unes des meilleures musiques de Coward, et plusieurs enregistrements de la partition sont disponibles sur CD. La piĂšce a Ă©tĂ© populaire auprĂšs des amateurs, mais il y a eu trĂšs peu de grands revivals professionnels. Le musical a Ă©tĂ© filmĂ©e deux fois, en 1933 en noir et blanc (en Grande-Bretagne, avec Anna Neagle et Fernand Gravet dans les rĂŽles principaux) et en 1940 en Technicolor par MGM, avec Jeanette MacDonald et Nelson Eddy. Dans les deux cas, la partie chantĂ©e a Ă©tĂ© fortement rĂ©duite. Coward nâaimait pas du tout la réécriture du film de 1940 et a jurĂ© quâaucune de ses piĂšces ne serait plus jamais filmĂ©e Ă Hollywood.
Productions
Création à Londres
La crĂ©ation en 1929 au Her Majestyâs Theatre de Londres met en vedette Peggy Wood dans le rĂŽle de Sarah, avec Georges Metaxa dans le rĂŽle de Carl. Ivy St. Helier a jouĂ© Manon, et le rĂŽle du marquis ĂągĂ© de Shayne a Ă©tĂ© jouĂ© par le tout jeune Alan Napier, qui deviendra cĂ©lĂšbre dans les annĂ©es â60 en jouant le majordome de Batman, Alfred, dans la sĂ©rie TV. Evelyn Laye avait Ă©tĂ© le premier choix pour jouer Sarah, mais elle a refusĂ© car les avait une rancĆur par rapport au producteur du spectacle, C. B. Cochran, qui, selon elle, avait causĂ© lâĂ©chec de son mariage avec lâacteur Sonnie Hale en lâayant fait jouer dans un spectacle avec la belle Jessie Matthews, avec qui il avait une liaison.
Broadway (1929 & 1934)
Evelyn Laye acceptera de jouer le rĂŽle Ă Broadway, quelques mois plus tard en 1929, aux cĂŽtĂ©s de Gerald Nodin dans le rĂŽle de Carl et Desmond Jeans comme capitaine Lutte. Cette production nâa Ă©tĂ© jouĂ©e que 159 reprĂ©sentations. Un flop. Une brĂšve reprise de Broadway jouĂ©e en 1934, avec Evelyn Herbert et Allan Jones.
Un enregistrement en studio (extraits) a été réalisé en 1961, mettant en vedette Adele Leigh, James Pease et Susan Hampshire.
Sadler's Wells (1988)
Cinquante ans aprĂšs la crĂ©ation, un revival a Ă©tĂ© proposĂ© au Northcott Theatre Ă Exeter, avec Jan Hartley-Morris dans le rĂŽle de Sarah. Ce spectacle a conduit Ă une reprise Ă grande Ă©chelle Ă Londres au Sadlerâs Wells en fĂ©vrier 1988 (28 reprĂ©sentations) avant de partir en UK Tour en 1988. Cette nouvelle production mise en scĂšne par Ian Judge a utilisĂ© une orchestration rĂ©visĂ©e par Michael Reed, et a Ă©tĂ© complĂštement enregistrĂ©e (sans les scĂšnes parlĂ©es) par TER (Thatâs Entertainment Records). Sur scĂšne, Valerie Masterson et Ann Mackay alternaient dans le rĂŽle de Sarah, Martin Smith a jouĂ© le rĂŽle de Carl et Rosemary Ashe celui de Manon. Valerie Masterson a Ă©tĂ© choisie pour enregistrer le rĂŽle sur le disque.
Résumé: Acte I
En 1929, la marquise de Shayne, ĂągĂ©e et veuve, mais toujours vivante, organise une fĂȘte chez elle Ă Londres pour cĂ©lĂ©brer le pompeux mariage dâune jeune femme. Il sâavĂšre que cette derniĂšre est amoureuse dâun autre homme, un pauvre musicien (« That Wonderful Melody »). La jeune femme est dĂ©chirĂ©e entre lâamour et la fortune, et Lady Shane se souvient de sa propre jeunesse («The Call of Life»).
PrĂšs de 55 ans plus tĂŽt, en 1875, Lady Shane nâest encore que la jeune Sarah Millick, une riche Londonienne, qui prend des leçon de chant avec un fringant professeur de musique, Carl Linden. Sarah est fiancĂ©e Ă Lord Hugh, un riche mais rigide jeune noble. Mais elle et son professeur de musique sont tombĂ©s amoureux («If You Could Only Come With Me»). Carl est un homme intĂšgre et ne veut pas ruiner les jeunes rĂȘves de Sarah. Il prĂ©voit de retourner dans son Autriche natale tard dans la nuit, mais jure de penser Ă Sarah Ă chaque printemps («Iâll See You Again»). Lors de la fĂȘte qui prĂ©cĂšde le mariage, Sarah se rend compte que sa vie avec Lord Hugh va ĂȘtre trĂšs malheureuse ("What Is Love"). Carl est amusant Ă la fĂȘte ("La DerniĂšre Danse"), et quand elle comprend la profondeur de son amour pour elle, elle dĂ©cide de sâenfuir avec lui Ă Vienne.
Acte II
Cinq ans plus tard, Ă Vienne, Carl est devenu chef dâorchestre, et Sarah (maintenant appelĂ©e Sari), chante ses chansons, mais elle est mĂ©contente de leur nouvel emploi au Schlickâs CafĂ©, un Ă©tablissement chic oĂč elle est censĂ©e danser avec les clients et ⊠peut-ĂȘtre plus («Ladies of the Town»). Le prĂ©cĂ©dent amour de Carl, Manon, est une autre artiste au cafĂ©. Cette derniĂšre a des sentiments mitigĂ©s au sujet de Sarah («If Love Were All»). Sarah supplie Carl de quitter le cafĂ© et de les emmener dans un endroit plus sĂ»r («Evermore and a Day»; «Cher Petit Café»). Il est dâaccord, mais cette nuit-lĂ est, il y a beaucoup de clients au cafĂ© («Tokay»). Manon chante «Bonne Nuit, Merci». Sarah est invitĂ©e Ă danser avec un capitaine de lâarmĂ©e qui la manipule avec audace et lui vole un baiser sur la piste de danse («Kiss Me»). Carl est furieux et frappe le militaire. Le capitaine provoque Carl en duel et tue facilement le musicien avec son Ă©pĂ©e.
Acte III
Treize ans passent, et nous sommes au Gay Nineties («Ta Ra Ra Boom»; «Green Carnation»). Sarah est devenue mondialement cĂ©lĂšbre en interprĂ©tant la chanson de Carl («Alas! The Time is Past»). Elle retourne Ă Londres, poursuivie par lâaimable marquis de Shayne, qui est frappĂ© par son talent et sa tristesse; il est sĂ»r quâil peut lui permettre de retrouver son esprit de jeunesse. Elle retrouve ses vieux amis londoniens aprĂšs prĂšs de 20 ans et les divertit avec la musique de Carl («Zigeuner»). Lord Shayne lui a fait sa demande en mariage dans toutes les capitales dâEurope et maintenant, chez elle Ă Londres, il lui dit quâil acceptera que son amour pour Carl ne mourra jamais. Il la supplie de le laisser la rendre heureuse Ă nouveau. Elle accepte sa proposition Ă contrecĆur. Elle chante Ă Carl: «Je tâaimerai jusquâĂ ma mort - au revoir» ("Iâll See You Again" (reprise)).
Principales versions:

Musical
Musique: Richard Rodgers • Paroles: Lorenz M. Hart • Livret: Ed Wynn • Production originale: Florenz Ziegfeld • 2 versions mentionnĂ©es
Dispo: Résumé GénÚse Liste chansons
GenĂšse: Simple Simon Ă©tait la deuxiĂšme comĂ©die musicale de la saison de Richard Rodgers et Lorenz Hart. Trois mois plus tĂŽt, Heads Up! () avait ouvert le 11 Novembre 1929, Ă lâAlvin Theatre (actuellement le Neil Simon Theatre) pour 144 reprĂ©sentations avec une partition qui comprenait lâindĂ©modable «Un navire sans voile». Simple Simon sâest jouĂ© quatre mois Ă Broadway avant de tourner pendant six mois. Le spectacle a peut-ĂȘtre dĂ©gagĂ© un petit profit. Sa sĂ©rie Ă Broadway a totalisĂ© 135 reprĂ©sentations, soit le mĂȘme nombre de reprĂ©sentations que la prochaine comĂ©die musicale Americaâs Sweetheart () de Rodgers et Hart, qui ouvrira ses portes en 1931. Pendant la pĂ©riode de la tournĂ©e, «Simple Simon» sâest Ă nouveau arrĂȘtĂ© Ă Broadway pour une courte sĂ©rie (16 reprĂ©sentations) au Majestic Theatre de Broadway.
Outre «Simple Simon» et «Americaâs Sweetheart» (), sept autres musicals de Rodgers et Hart ont ouvert au cours de la dĂ©cennie: «Jumbo» (), «On Your Toes» (), «Babes in Arms» (), «Iâd Rather Be Right» (), «I Married an Angel» (), «The Boys from Syracuse» () et «Too Many Girls» ().
Dans cette bizarre histoire, on suit Simple Simon un vendeur de journaux qui passe son temps dans un pays de conte de fĂ©es oĂč les mauvaises nouvelles nâexistent as. Ce musical nâa quâun seul but: servir Ed Wynn, lâune des plus grandes et des plus aimĂ©es stars de Broadway de lâĂ©poque. E musical ressemblait plus Ă une revue oĂč notre star pouvait briller. Surtout que la production de Ziegfeld Ă©tait somptueuse grĂące aux dĂ©cors de Joseph Urban. La partition de Rodgers et Hart introduit un tube: «Ten Cents a Dance».
AprĂšs lâouverture de Broadway, «Simple Simon» est passĂ© sous le bistouri de nombreuses rĂ©visions. «I Want That Man» a Ă©tĂ© ajoutĂ©e mais a Ă©tĂ© abandonnĂ©e plus tard dans la sĂ©rie. Deux autres chansons ont Ă©tĂ© ajoutĂ©es pour Ruth Etting: «Happy Days and Lonely Nights» (paroles de Billy Rose, musique de Fred Fisher) et «Love Me or Leave Me» (paroles de Gus Kahn, musique de Walter Donaldson). Cette derniĂšre Ă©tait le numĂ©ro signature dâEtting, quâelle avait créé dans «Whoopee» en 1928, et il deviendra le titre de sa biographie cinĂ©matographique en de 1955 film, avec Doris Day en tĂȘte dâaffiche. «I Still Believe in You», «I Can Do Wonders with You», «The Trojan Horse» et le sketch «In Your Chapeau» ont Ă©tĂ© abandonnĂ©s, et le tube du musical, «Ten Cents a Dance» a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© du deuxiĂšme acte au premier.
Pendant les Try-out, Lee Morse a jouĂ© le rĂŽle de Sal et vingt-quatre heures avant la premiĂšre de Broadway, elle a Ă©tĂ© remplacĂ©e par Ruth Etting. Beaucoup mentionnent incorrectement Lee Morse dans la distribution dâouverture de Broadway, et on suppose que les programmes de la premiĂšre semaine de reprĂ©sentations avaient Ă©tĂ© imprimĂ©s avant que Morse ne soit remplacĂ©e.
Dans au moins une publicité pré-Broadway, Seymour Felix a été crédité «Mis en scÚne par», mais pour New York, il a été crédité pour la chorégraphie et Zeke Colvan pour la mise en scÚne des parties parlées.
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Pendant la prĂ©production, la chanson «He Dances on My Ceiling» a Ă©tĂ© supprimĂ©e et elle est devenue une chanson indĂ©modable de Rodgers et Hart sous son titre officiel qui lui sera donnĂ© plus tard, «Dancing on the Ceiling». Cette chanson Ă©tait destinĂ©e Ă Cendrillon et un chĆur, et Ă la fin de 1930, elle sera introduite dans la comĂ©die musicale londonienne «Ever Green» (), oĂč elle a Ă©tĂ© interprĂ©tĂ©e par Jessie Mathews et Sonnie Hale. Un autre bijou de Rodgers et Hart destinĂ© à «Simple Simon» Ă©tait leur envoĂ»tante et introspective «He Was Too Good to Me» (intitulĂ© Ă cette Ă©poque «He Was Too Good to Be True») qui Ă©tait chantĂ©e par Morse. Lorsque Morse a Ă©tĂ© remplacĂ©e par Etting, la chanson a Ă©tĂ© retirĂ©e du spectacle, mais elle est devenue un standard qui a Ă©tĂ© enregistrĂ© par des chanteurs aussi divers que Barbara Cook et le Kingston Trio. Dâautres chansons ont Ă©galement Ă©tĂ© retirĂ©es lors des Try-out: «Frivolous Sal» et «Say When-Stand Up-Drink Down». Le premier acte des Try-out se terminait avec «Fairyland Ball». «In Your Chapeau» sâappelait encore «Hat Number».
«Ten Cents a Dance» nâa pas Ă©tĂ© chantĂ©e avant la derniĂšre reprĂ©sentation du Try-out de Boston. Durant cette reprĂ©sentation, Morse a créé cette chanson â devenue aujourdâhui un classique â mais Ă©tait «dans un Ă©tat extrĂȘme dâĂ©briĂ©té» et a Ă©tĂ© «rapidement congĂ©diĂ©e». Comme indiquĂ© ci-dessus, Etting a sauvĂ© la situation en catastrophe, reprenant le rĂŽle en 24 heures pour lâarrivĂ©e Ă Broadway, et fait de «Ten Cents a Dance» lâune de ses chansons-signature.
Pour le National Tour qui a suivi la sĂ©rie Ă Broadway, Wini Shaw a jouĂ© Sal, et parmi les chansons ajoutĂ©es pour cette tournĂ©e, il y a «Bluebeardâs Beard» (musique de Rodgers; il semble ĂȘtre un numĂ©ro sans paroles), «Peter Pan» (paroles de Hart, musique de Rodgers), «Jazz» (parolier et compositeur inconnu, et peut-ĂȘtre une sĂ©quence de danse), «The Ballet Blues» (un solo de danse pour Harriet Hoctor) et «Iâm Yours» (provient du film «Leave It to Lester»; paroles de E. Y. Harburg, musique de Johnny Green).
RĂ©sumĂ©: Simon possĂšde un kiosque Ă journaux Ă Coney Island, mais au lieu de se concentrer sur les nouvelles du jour, il prĂ©fĂšre lire des livres pour enfants. Quand il sâendort, il se retrouve dans un pays fĂ©erique habitĂ© par des gens comme Jack et Jill, Little Boy Blue, Bo-Peep, Old King Cole, Bluebeard, Goldylocks, Puss in Boots, Hansel et Gretel, et la Vieille Dame dans la chaussure. Et avec les personnages de Cendrillon, le Prince charmant, le Petit Chaperon Rouge (et son loup, nommĂ© Wolff), Raiponce et Blanche-Neige. Tout cela dans les bois!!!
Principales versions:

Musical
Musique: Vincent Youmans • Paroles: Clifford Grey • Harold Adamson • Livret: William Anthony McGuire • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo: Résumé GénÚse Liste chansons
Un terrible flop de Vincent Youmans.
GenĂšse: Sur papier, ce projet semblait fabuleux, destinĂ© Ă ĂȘtre le hit musical de la saison 1930-31. Plusieurs mois avant la premiĂšre de Broadway, et mĂȘme avant que le spectacle ait un titre, dâallĂ©chantes annonces en pleine page ont paru dans les programmes de théùtre de New York avec Ă la fois une photo du duo royal des musicals, Fred et Adele Astaire, et de la star Marilyn Miller, agrĂ©mentĂ©e dâune lĂ©gende indiquant quâils seraient «bientĂŽt dans une nouvelle production Ziegfeld avec de la musique de Vincent Youmans.» Plus tard, le spectacle a reçu un titre temporaire: Tom, Dick, et Harry. Le long du sinueux chemin crĂ©atif, il fut aussi annoncĂ© que le comique-vedette Eddie Foy Jr. rejoignait le cast, comme le dĂ©corateur de lĂ©gende Joseph Urban.
Mais Smiles sâest avĂ©rĂ© ĂȘtre un terrible flop qui a perdu une petite fortune et a tenu moins de deux mois Ă Broadway. Comme toujours, les critiques ont Ă©tĂ© enchantĂ©s par Marilyn Miller et les Astaires, mais ils ont estimĂ© que le livret de William Anthony McGuire Ă©tait clichĂ© et sans humour. Et la musique de Youmans a déçu. Il avait créé des tubes Ă lâancienne pour ses succĂšs No, No, Nanette () (1925) et Hit the Deck () (1927), et mĂȘme son rĂ©cent flop Great Day! () (1929) avait introduit trois chansons qui allaient devenir des classiques: More Than You Know, Without a Song et la chanson-titre Smiles.
RĂ©sumĂ©: Lâhistoire commence en France en 1918 lorsque quatre soldats amĂ©ricains (Holy Joe, Pierre, Tony et Dick) adoptent une jeune orpheline française de dix ans, Madelon (Lorraine Jaillet), quâils surnomment «Smiles».
Douze ans plus tard, Smiles (Marilyn Miller dans son quatriĂšme rĂŽle-titre aprĂšs Sally (), Sunny () et Rosalie ()) devenue adulte vit Ă New York et travaille dans une mission de lâArmĂ©e du Salut. Elle rencontre le riche playboy Bob Hastings (Fred Astaire) et sa sĆur Dot (Adele Astaire) qui lâinvitent Ă un bal costumĂ© dans leur manoir de Southampton. Bob finit par tomber amoureux de Smiles, tout comme Dick. Smiles finit par donner sa main Ă ce dernier.
Principales versions:

Musical
Musique: Ben Oakland • Chick Endor • Dave Stamper • Dimitri Tiomkin • Harry Revel • Hugo Riesenfeld • Jay Gorney • Jimmy Monaco • NoĂ«l Coward • Nora Bayes • Walter Donaldson • Paroles: Barry Trivers • Charles Farrell • E.Y. Harburg • Gene Buck • J.P. Murray • Jack Norworth • Joseph McCarthy • Mack Gordon • NoĂ«l Coward • Livret: Gene Buck • J.P. Murray • Mark Hellinger • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo: Commentaire

Musical
Musique: Ray Henderson • Paroles: Lew Brown • Livret: H.S. Kraft • Lew Brown • Mark Hellinger • Ray Henderson • Production originale: Florenz Ziegfeld • 1 version mentionnĂ©e
Dispo:
La dĂ©pression qui a suivi la crise de â29 a eu un effet dĂ©sastreux sur Broadway. Cette crise a entraĂźnĂ© la fermeture de nombreux shows qui, dans les bons moments, aurait pu survivre simplement grĂące Ă leurs stars, ou un air Ă succĂšs, ou tout simplement le nom dâun producteur comme Florenz Ziegfeld. Son Hot-Cha! avait tout ce que les spectacles de Ziegfeld proposaient depuis tant dâannĂ©es et, mĂȘme si ce ne fut pas un flop, ce fut un Ă©chec avec 119 reprĂ©sentations seulement. Et avec une si courte sĂ©rie, il sera pourtant la cinquiĂšme plus longue sĂ©rie de la saison!
Ce sera aussi le dernier musical produit par Ziegfeld, qui mourra quelques mois aprĂšs la premiĂšre.
Principales versions: