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🎭 « A Christmas Carol(ish) » (@sohoplace)

Commençons par le trailer… Cela montre déjà à quel point c’est déjanté. Pour les initiés, on dirait un spectacle de la Cie Jean Bertoche, il y a 25 ans … mais avec des moyens.
Commençons par signaler que jouer une adaptation de A Christmas Carol (« Un chant de Noël ») de Dickens à Londres tient de la tradition. Elles sont parfois maladroites, parfois magiques (celles de l’Old Vic déjà reprise 4 années de suite fait partie de celles-là) et cette année, il n’y en a que 11 qui se jouent dans les différents théâtres!!! Celle du @SohoPlace est une véritable bouffée d’air frais hivernal. Parce que ce n’est pas vraiment une adaptation de A Christmas Carol, tout en l’étant. C’est déjà à ce niveau que le délire commence…
Sous prétexte, ce qu’il nous explique, de ne pas avoir reçu l’autorisation des ayants droit de Dickens d’adapter A Christmas Carol, Mr Swallow garde la même histoire, mais en l’adaptant … un peu. Scrooge est transformé en « Père Noël », Jacob Marley (l’ancien associé de Scrooge) est ici un renne qui s’appelle Rudolf Hess, … Une des actrices – ils sont 4 en tout – garde son GSM sur elle, car elle attend un coup de fil d’Andrew Lloyd Webber pour une éventuelle reprise de Sunset Boulevard.
C’est la première fois au @SohoPlace que je vois un spectacle qui n’est pas monté en circulaire. C’est là, entre autres, que j’avais vu le sublime The Little Big Things l’an dernier. Ce tout nouveau théâtre (moins de 2 ans) est d’une modernité sans nom…
Les deux photos sont prises à peu près au même endroit dans la salle, à un an d’intervalle.
Ce spectacle est créé par ce que l’on appellerait chez nous un humoriste, Nick Mohammed. Mais dans son cas, c’est trop limitatif, car il s’agit d’un véritable auteur de textes théâtraux et de chansons. Il est impossible de retranscrire ce qu’est vraiment ce spectacle, car il y a un gag par minute. Par exemple, dans une des scènes, un moment vraiment fou de la seconde partie, Marie donne naissance à Jésus, tandis que M. Swallow alias le père Noël, alias Scrooge, est la sage-femme (qui suit ?). En plus, comme il s’agit d’une poupée, on rit follement quand Jésus perd sa tête et que l’on se lance dans une partie de football sportive pour récupérer la tête du petit Jésus. Irrévérencieux peut-être, mais la salle entière hurle de rire.
La scénographie fait partie intégrante de l’histoire. Sur toute sa hauteur, on y trouve des trappes, des portes secrètes, des tiroirs et des tapis roulants qui ajoutent au chaos contrôlé. Le père Noël fabrique des cadeaux de Noël mais fait tout pour ne pas les distribuer, car, comme il est censé les donner, cela lui coûte de l’argent. Et, pour ne pas donner de spoilers, la rédemption finale de M. Swallow pousse le manche décor à de tels extrêmes que c’est vraiment terrifiant !

Il y a bien sûr un spectateur qui monte sur scène et on fait référence à lui à de nombreuses reprises…
Enfin, je pourrais en parler des heures. Un magnifique moment de rires.
Et pour patienter pour le spectacle suivant, une petite pause au bar du @SohoPlace










